Vendredi, samedi et dimanche, Nancy accueillait plus de 800 militants radicaux à l’occasion des universités d’été du parti. Moment de rencontre, de dialogue, mais aussi d’interrogation sur l’avenir des radicaux en France. Et plus que jamais, le mot ouverture m’a semblé incarner les valeurs de notre parti déjà centenaire. En tous cas c’est le message politique que j’ai voulu partager avec les militants.
En me rasant le dimanche matin, acte devenu hautement symbolique dans la sphère politique, j’entendais les commentaires radio sur la fête de l’Huma. En particulier sur la table ronde réunissant les ineffables Marie-Georges Buffet, Olivier Besancenot et François Hollande. A les entendre, rien n’a changé. L’extrême-gauche continue à mépriser le PS pour ces compromissions avec l’économie de marché, le PS continue à arguer d’élections proches pour réclamer un grand rassemblement derrière lui, et le PC continue d’exiger qu’on lui fasse la place qu’il mérite.
Et pourtant tout a changé : avec 85% de participation, les élections présidentielles ont marqué un renouveau politique, incarné d’abord par un changement de génération d’hommes et de femmes, mais aussi d’idées politiques, ensuite par l’avènement de la démocratie d’opinion au sein des partis, enfin et surtout par la chute des extrêmes et en particulier du Front National. Combat sans concession pour tous les radicaux depuis 25 ans... Et puis cette surprise au centre, le score significatif de François Bayrou.
Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a acté ce bouleversement avec dès les premiers jours de son mandat un mouvement d’ouverture, non pas en trompe l’œil comme certains ont voulu le penser, mais puissant et continu.
Cette ouverture, c’est le maître mot des radicaux, attachés aux majorités d'idées… Ainsi en 2002, le parti a été associé à l'UMP, mais n’a pas fusionné avec lui. Nous avons voulu participer à la majorité sans perdre notre identité.
Aujourd’hui, les radicaux veulent pousser plus loin l’ouverture… jusqu’au radicaux de gauche ? Aujourd’hui l’interdit est possible, il faut passer à l’acte ! L’URSS n’est plus, le mur de Berlin est tombé depuis presque 20 ans, l'accord électoral du programme commun de 1972 paraît bien dépassé. Il n’y a plus de barrières idéologiques. Aujourd’hui il nous faut, nous radicaux, envisager l’ouverture des partis au-delà des personnalités. Les radicaux n’en seront que plus visibles, plus forts !
Pour que ce rapprochement ait toutes les chances de réussir, nous nous devons de privilégier le fond, notamment par l’organisation de conventions thématiques. La direction nationale du Parti Radical doit permettre une implantation commune, la rencontre des militants et des élus. Ce travail d’union doit être mené avec transparence, par étape et surtout par votes dans le respect des militants.
Bougeons, modernisons-nous, militons, recrutons, ouvrons-nous pour que vivent nos idéaux. Ils sont utiles à la République...
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