Campagne radicale

Congrs_108 Dimanche dernier, lors du 108ème congrès du Parti Radical, Jean-Louis Borloo a été élu  Président de notre parti. Nous avons assisté à un émouvant passage de relais entre lui et André Rossinot. Je suis heureux du choix qu'ont fait les radicaux, car je sais que notre nouveau Président a la capacité de faire jouer un rôle de premier plan à notre parti, et de porter plus encore nos idées radicales auprès de l'opinion. Je veux mener ce combat avec lui, c'est pourquoi j'ai décidé d'être candidat au poste de secrétaire général du Parti Radical. A l'occasion de cette élection, qui aura lieu début décembre, j'ai souhaité faire le tour des fédérations radicales. D'Orléans à Marseille en passant par Lyon et Bordeaux, cela me laisse très peu de temps pour alimenter mon blog autant que je le souhaiterais!
Mais en attendant, pour ceux que cela interesse, je vous conseille de venir découvrir le Parti Radical. J'ai aussi lancé hier soir un site dédié à ma candidature au poste de secrétaire général  dédié à ma candidature au poste de secrétaire général, pour présenter aux radicaux et à tous ceux qui s'y intéressent mon projet pour le parti. N'hésitez pas à aller le visiter et à me faire part de vos commentaires! A très vite.

Retrouvailles radicales, et plus si affinités...

Toque Vendredi, samedi et dimanche, Nancy accueillait plus de 800 militants radicaux à l’occasion des universités d’été du parti. Moment de rencontre, de dialogue, mais aussi d’interrogation sur l’avenir des radicaux en France. Et plus que jamais, le mot ouverture m’a semblé incarner les valeurs de notre parti déjà centenaire. En tous cas c’est le message politique  que j’ai voulu partager avec les militants.

En me rasant le dimanche matin, acte devenu hautement symbolique dans la sphère politique, j’entendais les commentaires radio sur la fête de l’Huma. En particulier sur la table ronde réunissant les ineffables Marie-Georges Buffet, Olivier Besancenot et François Hollande. A les entendre, rien n’a changé. L’extrême-gauche continue à mépriser le PS pour ces compromissions avec l’économie de marché, le PS continue à arguer d’élections proches pour réclamer un grand rassemblement derrière lui, et le PC continue d’exiger qu’on lui fasse la place qu’il mérite.

Et pourtant tout a changé : avec 85% de participation, les élections présidentielles ont marqué un renouveau politique, incarné d’abord par un changement de génération d’hommes et de femmes, mais aussi d’idées politiques, ensuite par l’avènement de la démocratie d’opinion au sein des partis,  enfin et surtout par la chute des extrêmes et en particulier du Front National. Combat sans concession pour tous les radicaux depuis 25 ans... Et puis cette surprise au centre, le score significatif de François Bayrou.

Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a acté ce bouleversement avec dès les premiers jours de son mandat un mouvement d’ouverture, non pas en trompe l’œil comme certains ont voulu le penser, mais puissant et continu.

Cette ouverture, c’est le maître mot des radicaux, attachés aux majorités d'idées… Ainsi en 2002, le parti a été associé à l'UMP, mais n’a pas fusionné avec lui. Nous avons voulu participer à la majorité sans perdre notre identité.

Aujourd’hui, les radicaux veulent pousser plus loin l’ouverture… jusqu’au radicaux de gauche ? Aujourd’hui l’interdit est possible, il faut passer à l’acte ! L’URSS n’est plus, le mur de Berlin est tombé depuis presque 20 ans, l'accord électoral du programme commun de 1972 paraît bien dépassé. Il n’y a plus de barrières idéologiques. Aujourd’hui il nous faut, nous radicaux, envisager l’ouverture des partis au-delà des personnalités. Les radicaux n’en seront que plus visibles, plus forts !

Pour que ce rapprochement ait toutes les chances de réussir, nous nous devons de privilégier le fond, notamment par l’organisation de conventions thématiques. La direction nationale du Parti Radical doit permettre une implantation commune, la rencontre des militants et des élus. Ce travail d’union doit être mené avec transparence, par étape et surtout par votes dans le respect des militants.

Bougeons, modernisons-nous, militons, recrutons, ouvrons-nous pour que vivent nos idéaux. Ils sont utiles à la République...

Ouverture en fil rouge

Haut_dulCe lundi 14 mai fut une journée contrastée, qui m’a portée du Conseil national de l’UMP à Paris, au Haut-du-Lièvre en « porte à porte », pour finir en soirée par une réunion publique à Bouxières-aux-Chênes. Au fil des heures et des lieux, un fil rouge, cette question de l’ouverture de la majorité.

Au Conseil national, Nicolas Sarkozy en quittant la présidence de l’UMP, a défendu une fois de plus son choix d’un gouvernement ouvert à des centristes de l’UDF, à des personnalités venant de la gauche ou de la société civile. Je ne partage pas les réserves voire l’hostilité à cette idée de certains dirigeants de l’UMP. En tant que radical, je suis évidemment favorable à ce que la majorité s’affiche ouverte, composée de partis et de sensibilités différentes.

Ce choix répond-il à l’attente des Français alors qu’il déçoit certains fidèles de la première heure ? Au fil des échanges au Haut-du-Lièvre et à Bouxières-aux-Chênes, à côté de sujets de fond incontournables (emploi, éducation, sécurité, pouvoir d’achat…), mes interlocuteurs me font comprendre que le changement attendu touche aussi la façon de faire de la politique : savoir surmonter les vieilles frontières partisanes pour s’ouvrir aux bonnes idées d’où qu’elles viennent et rassembler les personnalités de bonne volonté.

A l’évidence, le pari de l’ouverture doit être pris. J’espère que le nouveau Président tiendra bon.

Sécurité professionnelle chez Clarion

Glarcher J’ai accueilli hier dans ma circonscription Gérard Larcher, ministre délégué à l’emploi, avec qui j’avais travaillé main dans la main autour de Jean-Louis Borloo pour lancer le plan de cohésion sociale. Après un passage au CFA de la restauration et de l’industrie hôtelière rue Henri Bazin pour discuter de l’apprentissage, et un débat au Medef avec tous les partenaires sociaux sur la sécurité sociale professionnelle, nous voilà partis chez Clarion à Custines. J’avais envie de montrer à Gérard une entreprise exemplaire, application concrète de la sécurité sociale professionnelle dont nous avions parlé le matin.

Clarion, entreprise japonaise, est leader mondial dans la fabrication d’autoradios pour l’automobile. Jusqu’en 2002, le site de Custines, fort de 140 salariés, était une unité d’assemblage des autoradios. En 2004, face à la concurrence accrue et aux mutations internationales du marché de l’automobile, l’entreprise a préféré prendre les devants, et transférer son activité de production en Hongrie pour changer d’activité plutôt que de disparaître. C’est aujourd’hui pari gagné, puisque, sous l’impulsion de Jean-Claude Rouers, le site de Custines est devenu la plate-forme de service après-vente de Clarion pour l’ensemble de l’Europe, et il supervise également depuis peu le centre de qualité de l’entreprise et le contrôle de la logistique pour toute l’Europe.

Cela ne s’est pas fait sans difficultés. Le transfert de l’activité de production concernait une quarantaine de personnes. L’entreprise a déjà cherché à reclasser en son sein, et dix personnes ont pu changer de métier. Pour les trente autres salariés concernés par le plan de sauvegarde de l’emploi, Clarion a mis en place une cellule de reclassement, qu’elle a entièrement financée sur ses fonds propres, pour accompagner et soutenir le salarié pour retrouver un autre emploi. Résultat : toutes les personnes qui ont bénéficié du suivi individualisé ont été reclassées dans les douze mois ! Deux anciens salariés ont même pu créer leur entreprise. Et parallèlement, Clarion a embauché dix nouveaux salariés pour réussir sa mutation.

La démarche a été exemplaire. Le plan de sauvegarde de l’emploi a été voté à la très grande majorité et accepté par tous les syndicats. La clé du succès ? Une représentante des salariés au comité d’entreprise nous l’a expliquée simplement : « la direction ne nous a rien caché. Et toutes les promesses ont été tenues ».

Comment réagir pour faire, comme Clarion à Custines, de la mondialisation non pas une menace mais une force ? En anticipant et en accompagnant. Les outils que Clarion a utilisés sont désormais disponibles pour tous, notamment grâce au plan de cohésion sociale, qu’il s’agisse de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences ou des contrats de transition professionnelle. Bref, l’ « esprit Clarion » est transposable. A nous de le promouvoir

Drôle de PS

Freche Drôle de PS qui, en choisissant Ségolène Royal, manifeste un profond désir de renouvellement, à l’image de ce que représentent l’adhésion à droite de Nicolas Sarkozy ou la forte popularité de Jean-Louis Borloo.

Drôle de PS qui, au même moment, n’arrive pas à se débarrasser d’un Georges Frêche, membre du parti socialiste depuis 38 ans, et dont les écarts inacceptables, et que l’on dit passagers, sont en fait réguliers et indignes d’un parti démocratique. Le samedi 11 février Monsieur Frêche qualifiait les harkis de « sous-hommes ». Le mercredi 15 novembre, le même Georges Frêche regrettait que l’équipe de France de football compte « neuf black sur onze » alors que selon lui « la normalité serait qu’il y en ait trois ou quatre »…..Le parti socialiste n’a toujours pas prononcé l’exclusion de Georges Frêche.

Borloo à Nancy

Borloo Jean-Louis Borloo a inauguré ce matin la maison de l'emploi de Nancy. A cette occasion, tous les adhérents de la Féfération radicale de Meurthe-et-Moselle sont invités à venir partager un moment d'échanges et dialogue avec lui à 11h30 au Palais des Congrès de Nancy. A toute à l'heure! Pr

C'est la rentrée

Carte_scolaire

Ce matin, je participais à un débat sur LCI sur la rentrée scolaire, et au cœur du débat, ce n’était pas tant la sempiternelle question des moyens financiers mais celle de la carte scolaire.

De quoi parle-t-on au juste ? La carte scolaire oblige les parents qui habitent un quartier donné à scolariser leurs enfants dans l’école, le collège ou le lycée du même quartier. Pas de problème pour les « beaux quartiers » : les enfants seront scolarisés dans les bonnes écoles. Mais, pour les quartiers difficiles, on ajoute alors à des difficultés économiques et sociales des difficultés scolaires…ce cumul peut alors provoquer enfermement et démotivation pour tous, élèves, enseignants comme parents. La carte scolaire est le message de la fatalité, toujours adressé aux mêmes.

Preuve d’un système défaillant, la carte scolaire est largement contournée par les mieux informés. Choix du grec ancien, option « photographie », choix d’un sport étude, fausse déclaration de domicile ou encore inscription dans le privé, autant de possibilités pour détourner la carte scolaire ! Selon une étude publiée en août 2001, trois ans après leur entrée dans le secondaire, c’est près d’un tiers des enfants qui fréquentaient un établissement en dehors de leur secteur. Et en tant que député, je rencontre chaque jour des parents mais aussi des enseignants désireux d’échapper à cette logique de la ghettoïsation scolaire.

Alors que faire ? Le débat est lancé, à droite comme à gauche. Nicolas Sarkozy propose de supprimer la carte scolaire, Ségolène Royal de l’assouplir voire dans l’idéal de la supprimer…mais cet idéal ne semble pas être celui du Parti socialiste qui a inscrit dans son projet son maintien !

En tout cas, ce débat est positif. Il faut repenser complètement le système, pour sortir de cette fracture territoriale, dont la carte scolaire n’est qu’une des facettes, en conciliant notamment autonomie des établissements et individualisation des parcours. En Finlande, un programme permet aux jeunes des quartiers difficiles d’être individuellement suivis et scolarisés dans des établissements d’autres quartiers de la ville. Et ça marche : leurs résultats scolaires en sont améliorés, les jeunes apprennent dès le plus jeune âge à rencontrer des personnes d’horizons et de milieux différents, et les jeunes des « beaux » quartiers conservent des résultats scolaires tous aussi bons. Nous-aussi, dépassons des vieux modèles et inventons des solutions à la hauteur des enjeux !

Carton rouge pour George Frêche

« Vous êtes des sous-hommes, vous n’avez pas d’honneur ! »

Harkis Ces propos du député Georges Frêche ont plus que choqué, ils ont profondément blessé la communauté harkie. Ce qui m’a surpris d’abord, c’est l’absence de réactions immédiates des instances nationales du Parti socialiste. Depuis, individuellement, on a pu entendre Manuel Valls ou Henri Emmanuelli condamner ces propos révulsants…

Voir des hommes d’un côté, des sous-hommes de l’autre, c’est une manière de penser l’Homme, la société que l’Europe a rejetée depuis 60 ans ! Personnellement, j’ai donc voulu montrer mon soutien officiel, en tant que député, aux harkis de mon département, en recevant leur président, Monsieur Jean-Claude Kadour, le jeudi 16 février.

Il se trouve que le samedi matin, avait lieu l’assemblée générale des portes drapeaux du département et ce fut l’occasion de retrouver réunies toutes les associations combattantes. J’ai pu constater à nouveau à quel point leur émotion était vive. Ils ne considèrent sûrement pas l’affaire close avec de simples excuses.

C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de cosigner la  lettre ouverte Download lettre_ouverte_a_fran_ois_hollande1.doc des députés Lionel Luca et Jacques Rémiller qui demandent au Premier secrétaire du Parti socialiste une réaction plus forte, plus claire qu’une simple condamnation tardive.

On ne peut pas transiger avec ce type d’égarement. Pour moi, c’est un peu le même combat que celui engagé par le Parti radical dans les années 80, qui s’était soldé par l’exclusion des quelques élus ayant eu des positions ambiguës vis-à-vis du Front National.

Débat sur LCP

Logolcp Suite aux questions d’actualité au gouvernement, la chaîne parlementaire m’invite à continuer le débat avec quatre autres parlementaires sur leur plateau. Patrick Braouzec (PC), Gérard Bapt (PS), Anne-Marie Comparini (UDF) et moi-même tentons d’analyser les déclarations de Gilles de Robien, sur d’éventuelles permanences judicio-policières dans les établissements scolaires. Nous sommes tous d’accord : la loi doit évidemment  s’appliquer à l’école, et les enseignants doivent être protégés dans l’exercice de leur mission.

L’essentiel n’est pas là ; il est impératif de coordonner les compétences et les moyens des collectivités et des associations sur un quartier pour suivre personnellement un jeune en difficulté à l’école et surtout en dehors de l’école de manière cohérente.

C’est la tâche difficile des nouvelles équipes de réussites éducatives qui se mettront, par exemple, en place au Haut-du-Lièvre.

Notre congrès

Logo_pr Depuis le 21 avril 2002, le « non » au referendum, les émeutes dans les quartiers sensibles, lorsque l’on écoute les Français, on sent que le pays a besoin des idées radicales. De quoi parle-t-on aujourd’hui ? D’aider chaque personne à trouver sa voie, par l’école, par la laïcité, par la liberté d’entreprendre et de créer, par l’engagement pour les autres. On parle aussi de retrouver le sens du collectif en redéfinissant nos solidarités sociales, en garantissant l’égalité des chances, en retrouvant la voir de l’Europe politique.

Depuis 104 ans, ce sont les valeurs du Parti Radical et c’est le sens de son action publique. Il faut que les Français le sachent, il faut en débattre avec eux, il faut faire passer notre message dans l’opinion publique. Aujourd’hui, nous en avons l’occasion, avec l’adhésion d’élus et de personnalités de 1er plan au parti radical.

Entre 2007 et 2009, ce sont pratiquement tous les pouvoirs publics qui seront renouvelés : le Président de la République et l’Assemblée Nationale, les communes et les départements, le Sénat et le Parlement Européen. C’est l’occasion pour un parti politique d’entrer sur le devant de la scène s’il a un projet global et un message d’ensemble.

Je salue celui qui prépare les radicaux à ce défi, André Rossinot. En 2004, il a accueilli Jean-Louis Borloo au Parti Radical, et ce matin même, au congrès, il fait partager à tous les radicaux son choix de l’associer à sa présidence. L’unanimité est suffisamment rare chez les radicaux pour être de bon augure.