Que du bonheur...

Voeux Hier, une chronique sur France Info tentait d'éclairer le sens de deux réveillons qui se suivent et ne se ressemblent pas : celui de Noël et celui du Nouvel An. Nourri d'une longue tradition, le réveillon du 24 décembre serait familial et respectueux de nos racines alors que celui du 31, occasion la plupart du temps d'une fête amicale, regarderait l'avenir avec la nouvelle année. Je me suis dit qu'on pouvait décidemment toujours tenter de tout décortiquer, de tout théoriser, au risque de tout désenchanter... Ce n'est surtout pas l'esprit de ce billet! J'espère simplement que vous aurez pu fêter ces deux nuits particulières entourés d'affection et je vous souhaite, à vous et à ceux que vous aimez, une année 2008 pleine de bonheur... et aussi de petits bonheurs!

Journaliste d'un jour

Echos Le grand quotidien économique "Les Echos" renouvelait hier son initiative d'une rédaction invitée. Cette année, c'était au tour de 80 députés de rédiger, en apprentis journalistes, un numéro entier des Echos, celui du lundi 8 octobre 2007. Contacté dans le lot, je me suis vu confier avec mon collègue socialiste de l'Isère, André Vallini, le soin de préparer la page "enquête". Il s'agissait de recueillir le point de vue de députés expérimentés sur les nouveaux élus de 2007. Pendant trois jours, j'interrogeais des figures du Palais Bourbon, apprenant qu'il était parfois difficile d'obtenir des politiques des réponses précises. La légendaire franchise de Maxime Gremetz m'a aidé à délier les langues... Mon papier rendu avant la journée de travail en rédaction, je fus gratifié dimanche d'un second sujet : la stratégie du groupe Bouygues dans le secteur électro-nucléaire alors qu'il se porte actionnaire à 30% du groupe Alstom. Un tout autre exercice commençait pour moi : comprendre en quelques heures un sujet inconnu, enquêter et donner en 50 lignes une analyse complète de la question. Une autre facette du travail de journaliste. L'ambiance au siège des Echos fut chaleureuse, joyeuse. En échangeant les rôles, politiques et journalistes semblaient plus détendus ensemble. Comme le dit Patrick devedjian, il ne reste plus qu'à accueillir à ma place pendant au moins une journée en circonscription un journaliste des Echos... A charge de revanche donc !

souvenirs, souvenirs

Borloo_pcsSamedi, les souvenirs me sont revenus nombreux et riches.. Souvenirs tout frais avec les 400 militants présents à la brasserie de la pépinière pour un aperitif de remerciement à tous ceux qui ont fait la campagne. Ambiance de fête, beaucoup d’amitié, et déjà de la nostalgie de ces deux mois de rencontres quotidiennes sur le terrain, de ces réunions publiques, de cette histoire collective que l’on écrit en période de campagne électorale.

Souvenirs alors que le nombre de chômeurs passe sous la barre des deux millions, de ma première rencontre avec Jean-Louis Borloo. Il y a exactement trois ans, nous présentions à la presse le plan de cohésion sociale, sur lequel nous avions travaillé des jours et des nuits durant. Je me souviens du doute des journalistes mais aussi de celui de nos amis politiques, sur notre capacité à sortir de chômage de masse. Depuis deux ans presque d’affilés, la baisse du chômage s’affirme, et ce cap symbolique des deux millions est un encouragement à poursuivre ce combat de long haleine. Jean-Louis Borloo avait raison de vouloir ce plan, et d’envisager cette politique sur un long terme.

Au delà de la muraille

Thatre_de_la_manufacture_1 Mercredi soir à 20 heures, présentation par Charlie Tordjman de l’édition 2007 du festival "Passages" des théâtres de l’est de l’Europe, au Théâtre de la Manufacture. L’idée, née après la chute du mur de Berlin était de créer un lien entre les artistes des anciens pays communistes de l’Est de l’Europe, et l’Europe dite encore de l’Ouest. Une manière de faire découvrir nos libertés à ces nouveaux européens. Ce rendez-vous d’entrecroisement des cultures est une main tendue aux artistes, une manière de les faire connaître hors de leurs frontières et de faire connaître leur résistance.  Un peu plus de dix ans après la première édition, le festival explore des nouveaux fronts de découvertes culturelles et s’ouvre à des artistes russes, turkmènes et même chinois. Quels que soient les horizons de ces artistes, l’ambiance est toujours festive et la culture se conjugue sur des airs de bals populaires et d'orchestre. 

Jusqu’au 17 mai, je vous incite donc vivement à venir partager ces spectacles vivants, et vous pouvez retrouver toutes les informations sur le site Théâtre de la manufacture. S'il existait plus d’initiatives dans ce genre, on aurait peut-être mieux compris les changements culturels qui ont bouleversé l’Europe. Et les Européens auraient pu mieux mesurer ce qu’est l’Europe aujourd’hui, et comment peut se vivre la mondialisation. La culture est sans doute la meilleure clé pour donner un visage humain à la nouvelle Europe.

Un autre regard

Denysse_oeuvre_2Pour les amateurs d'art contemporain, je vous conseille l'installation à Nancy de Denisse Philippot , "un autre regard" à l'Aquarium. Allez faire un tour sur sa page My Space, je suis sûr que ça vous donnera envie d'aller voir son travail en vrai! Denisse_2En plus, j'ai adoré l'idée de redonner vie à un hôtel vide. Le batiment a été marouflé et Denisse Philippot en a fait une oeuvre graphique à part entière, impressionnant!

JJSS, entre "Ciel et Terre"

Il avait toujours voulu faire gagner quelques décennies d’avance à son pays, au débat public.

Jjservanschreiber Toujours une longueur d’avance… en créant le journal l’Express, avec lequel il souhaitait rafraîchir la société française de l’après guerre, faire valoir la liberté d’opinion, imposer une profondeur de réflexion à cette société en pleine mutation…

Précurseur aussi, lorsqu’il voyait toute la modernité de idées de la vieille famille radicale française. En publiant en 1970 « Ciel et Terre », le Manifeste du Parti Radical, Jean-Jacques Servan-Schreiber prend une longueur d’avance sur tous les grands débats de la fin du XXème siècle. D’une plume alerte, rigoureuse, vive, le Manifeste plonge dans la question du plein emploi, de la sécurité professionnelle, des enjeux d’éducation et d’égalité des chances, du défi de l’innovation face à la mondialisation, et déjà du développement durable.

Ces thèmes ont été les siens, il les a porté au niveau national. Il les a aussi porté chez nous en Lorraine. Député de Nancy, comme il aimait à le dire, à l’heure où elle avait tant besoin de son talent. Sa plaidoirie nationale a toujours su trouver un écho dans notre ville, dans notre circonscription.

C’est sans doute pour cela qu’il a toujours été mon modèle politique. Il incarne les idées radicales telles que je les aime, telles que j’essaie à ma place de les porter dans mon engagement politique : la nouveauté, la liberté dégagée des clivages partisans et la volonté permanente d’une réforme toujours d’avant-garde.

Ce matin, comme tous les Républicains, je suis triste.

« Citoyens, jeunes majeurs 2006 »

Haut_du_livreJ’étais lundi soir invité à la maison de quartier de Jarville à partager le fruit d’un long travail, celui de six jeunes de Jarville et du quartier du « Haut du Lièvre » sur le fonctionnement de la démocratie et le rôle du politique sur la question de l’égalité des chances.

Après des mois de rencontres et de débats avec les représentants de tous les échelons du pouvoir - de la Mairie au Conseil général, de l’Assemblée nationale au Sénat -, ces jeunes garçons soutenus par leurs éducateurs ont réussi à produire un film remarquable. Parmi ces jeunes « réalisateurs » des quartiers, tous les profils : lycéens ou étudiants, au travail ou en recherche d’emploi. Un même message à faire passer: la nécessité de prendre part au vote et de faire entendre sa voix dans le débat public.

Ce film a donné lieu à un débat animé. Tous - élus, associations, familles-, nous avons admis que les difficultés rencontrées par les jeunes des quartiers sensibles, ne pouvaient être assimilées à des problèmes d’intégration. Il ne s’agit pas d’immigrants mais bien de Français et leur origine étrangère ne permet pas de les assimiler à de nouveaux entrants sur le territoire.

Pourtant, ces jeunes sont confrontés à des problèmes d’insertion. Dans les quartiers, le chômage des jeunes de moins de 25 ans atteint presque 40% ! Comment répondre à cette question de cohésion sociale ?

Là, les réponses divergent. Certains pensent qu’affirmer l’égalité de droit suffit. Pour ceux–là, recenser les différences des uns ou des autres, c’est déjà aller à l’encontre de ce principe républicain. Pour d’autres- et je suis de ceux-là-, il n’est plus permis de se voiler la face. Il est impératif de reconnaître collectivement que la couleur de peau, le statut civil, le quartier sont discriminants. Les jeunes présents dans la salle en ont témoigné : la couleur de peau ou la consonance d’un nom peuvent malheureusement être un frein à l’embauche. Après ce constat, il est difficile d’apprécier la solution la plus adaptée. Mais qu’il s’agisse de la diversité active telle que défendue par le Ministre Azouz Begag ou de la discrimination positive proposée par Nicolas Sarkozy, ces solutions ont le mérite de regarder en face cette réalité. La HALDE a d’ailleurs pour rôle de sanctionner ces discriminations et il était fort intéressant que la rencontre de ces jeunes et de Louis Schweitzer, Président de la HALDE, soit largement relayée dans le film. Pointer du doigt ces discriminations et les punir permet une prise de conscience collective du travail qu’il reste à accomplir pour que le principe d’égalité soit réel pour tous, partout.

En tout cas, je remercie Karim, Souphyan, Abdelani, Karim, Yassine, Mohamed et leur animateur Laurent Lider de m’avoir associé à cette initiative, illustration d’une démocratie bien vivante.

Souvenir d'une paella dominicale

PaellaJe viens de recevoir les photos de la paella que nous avions organisé à Gentilly il y a 10 jours… je voulais seulement profiter de mon blog pour dire aux 800 personnes présentes à quel point j’avais été touché qu’ils viennent à cette occasion m’encourager pour cette année qui va être riche bien sur mais aussi difficile ! Une année au cours de laquelle il va falloir plus que jamais écouter, débattre, convaincre que nos idées sont justes ! Nous aurons besoin de toutes les énergies. Merci aussi à tous ceux qui ont travaillé dur pour que cette journée soit réussie, ils sont nombreux et toujours fidèles !

Téléchargement rpublicain_lorrain_une_rentre_sous_le_signe_du_courage.pdf

"----ZZ 54"

Mjc_haut_du_livre C’est l’immatriculation du monospace VITO offert par la caisse d’épargne de Lorraine au club de basket du Haut-du-Lièvre. Créé en 1997, alors que j’étais conseiller municipal à la jeunesse ce club rassemble aujourd’hui plus de 100 jeunes du quartier. Il mêle enfants et adolescents, filles et garçons. Soutenu par le SLUC Basket et le service des sports de la ville de Nancy, il mobilise les parents qui accompagnent leurs enfants.

Sûrement le soutien à ce type d’initiative associative contribue-t-il à rendre ce quartier plus paisible que d’autres grands ensembles d’habitat social. Il permet surtout de rencontrer les habitants dans un cadre d’engagement collectif concret et de discuter avec eux de leur avenir.

Ce samedi soir, une trentaine de parents et soixantaine d’enfants et de jeunes étaient présents à la remise des prix, l’occasion appréciable de dialogue direct et concret qui grâce au club s’inscrit dans la durée.