Snif...

M6 Cette petite note pour dire que me manquera comme à beaucoup de Nancéiens la petite musique annonçant le journal local de M6... Quelques jours de vacances et à mon retour, je découvre une rédaction brutalement fermée et un décrochage local définitivement arrêté. Je regrette la qualité du travail fait, l'originalité de la ligne éditoriale et, surtout, pense à celles et ceux que je connais, avec qui j'ai travaillé, qui formaient pour la petite chaîne qui montait une formidable équipe.

Eté indien et "Livre sur la Place"

LspDepuis jeudi, Nancy vit au rythme du Livre sur la Place. Déménagé il y a trois ans de la place Stanislas (photo ci-contre) à la place toute proche et plus conviviale de la Carrière, le vaste chapiteau accueille depuis 1978 les écrivains qui font la rentrée littéraire. Cette année, ils sont plus de 400 à rencontrer jusque dimanche soir lecteurs et curieux à l'invitation des libraires et de la mairie de Nancy. Je ne connais pas meilleur plaidoyer pour la lecture et cet objet magique qu'est le livre. Ambiance chaleureuse sous le chapiteau, animations et expositions à travers la ville, rencontres et débats ouverts à tous, matinée scolaire et ludobus, les occasions de comprendre l'aventure humaine qu'est chaque livre grâce à la rencontre avec son auteur sont nombreuses, et pour tous les publics. Tout celà, sous le soleil de l'été indien qui marque toujours septembre dans la cité ducale ! Laissez-vous tenter, sautez dans un TGV et venez vivre la rentrée littéraire à Nancy...

Les bals du 14 juillet

14_juillet_bisLa fête nationale est avant tout une fête populaire, une fête du vivre ensemble. Dans tous les quartiers de Nancy, des bals ont lieu le 13 juillet au soir, dans une ambiance festive et chaleureuse, moments de rencontres et d’amitié pour les habitants du quartier. Hier soir, j’étais donc de « tournée » des bals, du Haut-du-Lièvre à Haussonville, de Nancy Thermal à René II, des Trois Maisons à rue des Carmes. Et j’ai ici une pensée particulière pour le Haut-du-Lièvre : j’y ai commencé la soirée pour la remise de la médaille d’or de la ville de Nancy par André Rossinot à Paul Tisserat, le président de l’Atelier de vie de quartier. Un coup de chapeau pour un homme qui consacre tant d’énergie à la qualité de vie d’un quartier en mouvement. Le nouveau Haut-du-Lièvre se construit progressivement, et le maire a à juste titre rappelé que symboliquement, un parc de 14 hectares serait bientôt le poumon vert du plateau, comme les 14 hectares de la Pépinière sont le poumon du centre ville. J’étais à nouveau au Haut-du-Lièvre vers 22h30 pour un magnifique feu d’artifice, égal aux feux d’artifice de la Place Stanislas. Un autre symbole de la vitalité du quartier.

TGV Est : affaire à suivre

TgvTout le monde en convient, le TGV-Est est un formidable atout pour Nancy et la région Lorraine. Mais tout le monde en convient également, sa mise en circulation depuis un mois suscite déceptions et inquiétudes : nombre de rames insuffisant, horaires inadaptés, fortes difficultés de réservation, tarifs parfois prohibitifs. Bref, la qualité de service n’est pas encore au rendez-vous. Sur ce blog, Jean-Louis, Cécile et Alain se sont fait l’écho de ces critiques.

C’est pourquoi dès jeudi dernier, j’ai écrit à Anne-Marie Idrac, la présidente de la SNCF et à Dominique Bussereau, le secrétaire d’Etat aux transports, pour leur demander d’examiner, en concertation avec les élus locaux et les usagers, des solutions concrètes et efficaces à ce problème. Anne-Marie Idrac et Dominique Bussereau étaient de passage à Nancy vendredi, je leur ai donc fait part de vive voix de ces éléments. Ils ont annoncé que deux rames supplémentaires par jour, voire quatre si besoin, allaient être mises en service dès la rentrée, c’est un premier signe encourageant.

Depuis, d’autres élus, de droite comme de gauche, ont eux-aussi relayé ce message. C’est positif que sur des sujets d’intérêt général, les élus locaux dépassent leurs couleurs politiques pour défendre notre territoire. Sur le dossier du TGV, depuis 1986, tous les élus lorrains, et notamment nancéiens, se sont battus ensemble. C’est bien que cela continue.

Nancy qui vit

Pl_stan Samedi après-midi, visite d’Handinancy à l’occasion de la journée de sensibilisation sur le thème des personnes handicapées et de la lutte contre les discriminations. C’était émouvant de voir des bénévoles associatifs à ce point mobilisés et des passants s’arrêter place Maginot et découvrir les difficultés quotidiennes des personnes handicapées.

Emotion aussi le soir comme des milliers de nancéiens assistant au concert de clôture du festival international de chant choral. J’y ai appris par ma voisine la victoire à l’arraché du SLUC contre Gravelines en basket. Et pour finir la soirée en beauté, en admirant les toiles d’Emile Friant au musée des beaux arts grâce à la nuit des musées, un passant m’annonce le score magique de 5 buts à 2 de l’ASNL contre Sochaux !

Bravo Nancy !

Images Hier soir, match magnifique de l'ASNL, qui a triomphé de l'OGC Nice sur un score sans appel de 3 à 0. Trois magnifiques buts qui assurent définitivement le maintien en Ligue 1, voire même mieux. Alors en un mot : bravo !

Sportons nous bien

Handicape En fin de semaine dernière, plusieurs associations sportives organisaient près de Nancy deux journées de débat autour du thème du sport au service de l’intégration des personnes handicapées : « sportons-nous bien. »

Participant vendredi à une table ronde, j’ai rappelé les principes et les débats de la loi de février 2005 pour l'égalité des droits et des chances des personnes handicapées. Une idée avait rassemblé les efforts des parlementaires de tous les groupes politiques : offrir aux personnes handicapées la plus large participation possible à notre société en allant au-delà de la seule compensation du handicap et en levant tous les obstacles à leur vie quotidienne, accessibilité aux lieux publics et aux transports, scolarisation et formation en milieu ordinaire, accès à l’emploi..

Deux signes encourageants pour cette cause nationale qui ne peut que faire consensus : sur la seule année 2006, le nombre de travailleurs handicapés a augmenté de plus de 5%, comme quoi les mentalités bougent. A Nancy, les participants associatifs et les responsables des collectivités locales témoignent d'une mobilisation conjointe, forte et surtout inscrite dans la durée. Le combat pour les personnes handicapées ne se gagnera qu’à l’obstination.

Radio Soleil

Radio_soleil Invité ce matin pendant deux heures de l’équipe de Radio Soleil Nancy, j’ai été impressionné par la motivation des bénévoles de cette radio associative et l’ouverture d’esprit qu’ils mettent dans leur débat. Ca m’a rappelé mes 16 ans quand j’animais une émission sur Radio Graffiti pour faire découvrir les musiques et les livres du moment... Faites un tour sur le site de Radio Soleil et branchez vous sur cette radio (fréquence 97.9) : leur fraîcheur et leur sincérité font du bien !

L'autre canal

Lautre_canalCe week-end, ouverture à Nancy de "l'autre canal", scène régionale des musiques actuelles, inauguré vendredi par le Ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres.

Pour moi, c’était un moment plein d’émotion. « L’autre canal » est le premier projet culturel qui m’a été confié au conseil municipal de Nancy. C’était en 2000. La ville à l’époque réagissait aux manifestations d’associations et d’artistes regroupés dans un collectif nommé « autorisation de chantier ». Avec eux, mais aussi avec toutes les collectivités publiques - l’Etat, la région, le département et la communauté urbaine-, nous avons construit ce projet qui a pour ambition d’être un lieu de création et de diffusion pour les musiques actuelles, du rock au hip hop, en passant par les musiques électronique, le jazz, la chanson ou les musiques du monde… Un lieu complet tourné vers le public avec des salles de concert et un centre de ressources au service des amateurs et des professionnels, mais aussi des studios d’enregistrement et des salles de répétition pour les créateurs. Avec affection, je remercie celles et ceux qui ont participé à cette aventure humaine,- élus locaux et associatifs, agents de la ville, au premier rang desquels Isabelle Chaigne. Les millions d’euros d’investissements mobilisés n’auraient pas suffi à créer la magie du lieu, sans l’engagement sans faille de ces personnes.

Autre_canalSitué au bord de la Meurthe, dans un quartier en plein renouveau, le bâtiment, à la fois esthétique et innovant, est une vraie réussite. Il était plus que temps que les musiques actuelles aient droit de cité et bénéficient d’un équipement culturel au niveau de ceux consacrés aux musiques du répertoire, à la danse ou au théâtre.

Assistant au concert des Spangles, j’ai vu que les Nancéiens s’étaient tout de suite appropriés cet « autre canal ». Plus de 8 000 visiteurs ce week-end  ont profité d’une soirée de concert et de fête jusqu’à deux heures du matin ! A votre tour, n’hésitez pas à  venir découvrir ce lieu de musique quasiment unique en France.

Lucien, Bernard et Pierre

Primo20levi1 Ce matin, la ville de Nancy commémorait le souvenir de la rafle des 2 et 5 mars 1943. Rafle allemande à Nancy de jeunes hommes qui tentaient d’échapper au STO. 300 nancéiens furent envoyés en déportation, 30 en sont revenus. Lucien, Bernard et Pierre témoignent pour nous, pour le devoir de mémoire. Lucien Geindre, d’abord, raflé le 2 mars 1943 à midi au Palais de la bière, rue Saint Jean. Détenu 3 jours à Charles III, la prison de Nancy, il nous a raconté l’angoisse d’être enfermé, de tout ignorer de ce que sera son destin, d’être la victime de l’arbitraire de la terreur. Relâché miraculeusement, il ne rejoindra pas le cortège des déportés.  Lucien fut sauvé parce qu’il s’est glissé à l’appel dans le groupe des ouvriers des acieries de Pompey, dont les forces occupantes avaient besoin. Bernard Giry, ensuite. « Le 2 mars 1943, m’a-t-il dit, était une belle journée, froide avec un magnifique soleil, comme aujourd’hui. » Il se souvient du chemin qui l’a conduit de Nancy au camp de Mathausen. Il se souvient pour nous, de ces quelques jours à Charles III, du transfert à la prison d’Ecrouves, près de Toul, des deux semaines à Compiègne et de la destination qui pour nombre de ses camarades sera la dernière, les portes du camp de Mathausen. Enfin, Pierre Ancelot, ce militaire français, raflé le même jour que Lucien, qui parcourt le même chemin que Bernard, jusqu’au camp. Il parle avec calme, avec une incroyable sérénité  de ces 26 mois de détention, de la maltraitance, de l’éreintement, de la mort. Et de son combat pour survivre, jusqu’au 5 mai 1945, jour de la libération du camp. Le devoir de mémoire va de plus en plus se faire en l’absence des témoins. Il nous faut trouver le moyen de faire vivre cette mémoire pour les nouvelles générations sans perdre l’émotion de ces hommes et femmes qui ont vécu l’indicible. Il faut faire lire les témoignages de ceux ont trouvé la force de raconter cette barbarie des camps comme Primo Levi dans « Si c’est un homme ».  L’émotion de ceux qui racontent peut seule nous aider à ne pas oublier