Simone Veil à Nancy

Laurent1_11 Hier soir, Simone Veil était de passage à Nancy, pour le gala du 1er cycle franco-allemand de Sciences-po. L’occasion d’une nouvelle rencontre avec Simone Veil, moment toujours impressionnant. J’ai eu la chance de la rencontrer à plusieurs reprises dans le cadre du club Vauban qu’elle anime avec son mari, Antoine, ancien élève du lycée Poincaré. Au sein du club Vauban, des personnalités politiques de tous bords, de Michel Rocard à Michel Barnier, de Pierre Méhaignerie à Bernard Kouchner, réfléchissent et échangent sur les grands enjeux de notre société. Derrière la porte, sur le départ pour la réunion publique à la MJC Bazin, j’ai eu le temps d’entendre son discours profondément émouvant sur la paix en Europe et la nécessité pour nous tous d’agir pour que l’Europe sache préserver ce bien commun. Dans ce domaine comme dans tant d’autres, elle nous montre la voie.

L'Europe en fanfare?

Europe_2 Hier soir, le festival Passages avait mis en fanfare la Place Stanislas à l’occasion de la journée de l’Europe. Dans une ambiance de bal populaire rythmé par des musiques traditionnelles, c’est l’Europe de l’Est qui était particulièrement à l’honneur. Ce 9 mai dédié à l’Europe a été l’occasion de discussions à bâton rompu avec les nancéiens toujours en appétit d’Europe.

Beaucoup sont ceux qui pensent que de nombreux problèmes ne pourront être réglés sans l’Europe, avec nos seules forces nationales, que ce soit la recherche, l’industrie, la maîtrise de la mondialisation. C’est aussi vrai de l’environnement et de la coopération.

Beaucoup se rendent compte qu’il n’y a jamais eu de plan B et sont déçus d’avoir vu des élus mettre leur crédit au service d’arguments factices. Aujourd’hui, les citoyens veulent tourner la page et sortir de l’ornière. L’Europe doit être remise en mouvement.

Enfin, nombre de nancéiens avec qui je parlais hier pensent qu’il faut passer par autre chose qu’un traité constitutionnel et un referendum. Le non français a marqué nos partenaires européens. Aujourd’hui, plus que d’une approche par les textes, l’Europe doit être concrète, parler aux Européens, avancer par la preuve.

Très vite, il faudra changer certaines règles de décision et de fonctionnement pour que cette Europe à 27 puisse avancer. Mais surtout, l’Europe doit se saisir de ces dossiers qui vont parler à tout le monde. Cette attente d’Europe est normale dans une ville qui a dit oui à 60%. En tant que candidat aux élections législatives, je veux y répondre, parce que cela correspond à mes valeurs, à mon engagement

Savoir clore un débat

WestinDeux commentaires que m’inspire le débat d’hier entre François Bayrou et Ségolène Royal.

Polémique : il y a eu un débat sur le débat. Nouvelle occasion pour Ségolène Royal de diaboliser Nicolas Sarkozy, en l’accusant de pressions sur la presse quotidienne régionale. Occasion aussi de démasquer les pratiques de la candidate socialiste, le président du syndicat de la presse quotidienne régionale étant contraint de sortir de sa réserve pour démentir formellement toute pression de la part de Nicolas Sarkozy, et préciser que l’intervention de Ségolène Royal a mis en cause l’honnêteté professionnelle de la presse quotidienne régionale…

Incompatible : le débat a eu lieu. Il a permis de constater que les programmes de Ségolène Royal et de François Bayrou étaient incompatibles. Sur les 35 heures, sur la gestion publique et sur la dette, sur la réforme des retraites, ils ont eux-mêmes constaté leur désaccord.

Cohérent

Bayrou Fidèle à sa campagne de premier tour, François Bayrou ne dit pas son choix de second tour et ne donne aucune consigne de vote. Expliquant, ce qui le sépare autant de Ségolène Royal que de Nicolas Sarkozy, il laisse chacun de ses électeurs du premiers tour, faire en conviction son choix, loin des marchandages d’appareils de dernière minute. Une manière de donner encore plus d’importance au débat et aux idées échangées d’ici le 6 mai.

Pour ma part, j’expliquerai les valeurs communes aux projets de François Bayrou et de Nicolas Sarkozy concernant notamment la valeur travail, la création d’emploi, l’assainissement des finances publiques, la sécurité au quotidien et la relance européenne.

Sursaut démocratique

Drapeau_2

Je crois d’abord que l’on doit se réjouir du taux de participation historique à cette élection présidentielle, qui est la meilleure façon pour la France de montrer sa vigueur démocratique, et la meilleure réponse que l’on pouvait donner au 21 avril 2002.

Ce résultat donne raison à tous ceux qui ont voulu mettre du débat dans la vie publique. Les sujets ont été multiples, les échanges souvent vifs, les propos parfois iconoclastes, mais du coup, les citoyens sont entrés dans cette campagne, se sont exprimés, ont pris position et sont allés voter massivement.

L’un des traits marquant du vote d’hier est le faible score de Jean-Marie Le Pen, moins de 11%, et 6% à nancy. Il perd presque un million de voix. Cela nous démontre bien que sa montée n’était pas inéluctable. Au-delà de sa condamnation nécessaire, il était possible de ramener vers les partis républicains des citoyens qui s’égaraient avec le Front National.

Le score élevé de Nicolas Sarkozy (31%) doit aujourd’hui l’amener à être le candidat du rassemblement. Il doit rassemble d’abord par l’ouverture  en s’adressant à celles et ceux qui ont choisi de donner leur voix à François Bayrou et en leur montrant que la majorité peut être ouverte au-delà de l’UMP. Nicolas Sarkozy est en mesure construire une nouvelle majorité d’idées. Cela sera un signe, une réponse aux électeurs de Bayrou qui ont voulu abattre les vieilles frontières politiques.

Il doit rassembler ensuite celles et ceux qui veulent agir en vérité pour la France. Ceux qui se retrouvent autour des valeurs du travail et de la création de richesses nouvelles, mais aussi de la justice sociale, d’une gestion saine des finances publiques, pour sortir de la spirale de l’endettement. Enfin, réunir ceux et celles qui ont une réelle ambition de relance européenne pour la France.

Enfin, il faut que se rassemblent les femmes et les hommes qui ont choisi François Bayrou et Nicolas Sarkozy, rassembler ces vielles familles politiques qui font la droite et le centre. Les gaullistes, démocrates-chrétiens, libéraux et radicaux doivent se retrouver au moment du choix de société qui se fera le 6 mai.

Contrat Pas d’Chance ?

_royal_colere_s Le Contrat Première Chance, ce n’est déjà pas de chance pour Ségolène Royal ! Depuis dix jours que la proposition est née, le contrat a fait l’objet de modifications par l’équipe de campagne, de corrections par DSK, de réactions réservées du MJS voire critiques de l’UNEF, de condamnations des autres candidats de la gauche socialo-communiste, d’interprétations de François Hollande et d’hésitations de la part de la candidate…

Après l’échec des emplois jeunes puis celui du CPE, on voit bien que le thème de l’emploi des jeunes est difficile et qu’il nécessite plus qu’une solution miracle décidée à l’emporte-pièce.

En quoi consisterait ce Contrat Première Chance ?

Soit, il s’agit d’un contrat de travail d’un an en entreprise que l’Etat prendrait intégralement à sa charge. Dans ce cas, il vaut mieux miser sur le « contrat jeune en entreprise » qui lui a l’avantage d’être un CDI , d’apporter une aide financière modulée en fonction du niveau de qualification du jeune et qui a déjà fait ses preuves avec plus de 300 000 bénéficiaires.

Soit, il s’agit d’un parcours qui mêle formation, intérim, période de travail, bilan de compétences et qualification. L’essentiel est alors d’aboutir à un emploi stable, ce qui nécessite un tutorat individuel, de qualité, dont la durée doit être adaptée à chaque jeune sans « a priori ». Pour certains, six mois suffisent pour accéder à un CDI, d’autres prendront 2 à 3 ans pour trouver leur voie : c’est tout l’esprit du « parcours d’accès à la vie active » mis en place pour 50 000 jeunes des quartiers en remplacement du CPE. Jean-Louis Borloo et Nicolas Sarkozy ont proposé d’élargir cette expérience fructueuse à plus de 250 000 bénéficiaires, dans le cadre du « Plan Marshall » pour l’emploi des jeunes dans les quartiers. Si nous sommes d’accord avec cette idée faisons-en un élément de consensus républicain. Ce serait une véritable première chance pour l’emploi des jeunes !   

S'engager pour agir

Sarko_borloo_3 Ce soir sur canal +, Jean-Louis Borloo a apporté un soutien original dans la campagne. Original parce que Jean-Louis a insisté sur des engagements collectifs plutôt que sur le ralliement d’une personnalité de plus, si populaire soit-elle.

Sur le terrain je mesure que les Français estiment Jean-Louis Borloo parce que le Plan de cohésion sociale répond à leurs besoins du quotidien, que les premiers résultats sont là, et qu’il mobilise l'ensemble des partenaires plutôt que de les diviser.

En rédigeant «  L’architecte et l’horloger », Jean-Louis a mis en avant des idées et une méthode pour le plein emploi, la pleine qualification des jeunes, l’égalité des territoires et le droit au logement effectif. Son soutien à Nicolas Sarkozy se fait en nourrissant le projet du candidat, en le rendant plus concret pour les citoyens.

Comme Jean-Louis l’a dit ce soir en quelques mots, je crois que Nicolas Sarkozy a la volonté et les qualités pour conduire ces changements. Nous nous engageons auprès de lui pour répondre aux exigences des Français sur l’emploi, l’éducation et le logement, pour que les premiers résultats de la cohésion sociale ne s’enlisent pas et que les changements engagés deviennent réalité pour tous.

L'Est à grande vitesse

Tgv_2Hier, inauguration officielle du TGV Est européen qui met Nancy à une heure trente de Paris, et Strasbourg à deux heures vingt. La ligne irrigue non seulement l’Est de la France mais aussi le Luxembourg et l’Allemagne. C’est d’ailleurs la première ligne de TGV conçue à l’échelle européenne et financée en partie par l’Union européenne.

Pour l’Est de la France et Nancy en particulier, c’est une véritable révolution économique et humaine. Economique parce que, pour les acteurs économiques, ce qui compte, c’est avant tout le temps, et pas forcement la distance. Par le TGV, Nancy est rapprochée bien sûr de l’Ile-de-France, mais aussi de toutes les métropoles irriguées par les trains à grande vitesse.

Aventure humaine aussi, parce qu’en tant que voyageur, on ne voit pas le temps passer. Hier, nous avons embarqué gare de l’Est à seize heure. Le temps d’échanger avec Jacques Barrot, commissaire européen chargé du transport et avec Anne-Marie Idrac, Présidente de la SNCF, nous étions déjà, en 40 minutes, arrivés en banlieue de Reims. 30 minutes plus tard, après avoir discuté avec Guillaume Pépy, le Directeur général de la SNCF, des autres projets « grande vitesse » à l’Est, que ce soit la liaison Rhin-Rhône, ou la liaison Luxembourg- Nancy / Méditerranée, et nous étions déjà en Loraine. Tout ce trajet, sans avoir jamais l’impression de rouler à 320 km / heure ! Le silence est absolu, et le confort remarquable.

Alors que la mise en service est prévue pour le 10 juin, deux pensées me traversent l’esprit. D’abord sur le temps de l’action publique. La décision TGV Est et le premier tracé de la ligne remonte à 1986. Il a fallu la ténacité des élus locaux au-delà des clivages politiques pour que le projet ne se perde pas.

Ensuite sur la prochaine étape qui sera décisive, celle des tarifs. Avec Roger Cayzelle, Président du Conseil économique et social de Loraine, nous avons déjà commencé à faire pression sur les dirigeants de la SNCF pour que les tarifs puissent être modulés en fonction des horaires et de la situation des utilisateurs pour que tous puissent profiter de cette innovation.

Tous à l'opéra (suite)

Opera_nancyDimanche après-midi, les journées européennes de l'opéra se clôturent au Ministère de la Culture. Et à l’heure du premier bilan, on ne peut que se féliciter des bons chiffres de cette première édition de l’opération « Tous à l’opéra ». Environ 75 000 visiteurs ! Notamment dans les opéras de Bordeaux, Lyon et de Massy. L’opera national de Lorraine avait choisi de proposer aux nancéiens de découvrir en exclusivité « Jules César en Egypte » de Georg Friedrich Haendel, en ouvrant les portes de sa générale continuo. Là encore un vrai succès, puisque 2500 visiteurs se sont relayés pendant ces dernières répétitions. Opération à renouveler donc en 2008 !

Tous à l'opéra

Figlh_1 Samedi 17 Mars, tous les opéras de France ouvriront leur porte. Pour évoquer cette manifestation, je vous propose de lire l'interview sortie dans le Figaro de ce matin, en tant que Président de la Réunion des Opéras de France. Et pour ceux qui le peuvent, un seul conseil : profitez de cette occasion unique pour découvrir ou redécouvrir le monde de l'opéra en assistant à des répétitions publiques, à des visites guidées dans les coulisses, à des rencontres avec des professionnels de l'art lyrique. Ce week-end, tous à l'opéra !