« janvier 2008 | Accueil | mars 2008 »

Tous à l'opéra !!!

Opera Deuxième édition de la journée "Tous à l'opéra" ce samedi. 28 maisons d'opéra ouvraient leurs portes partout en France pour accueillir le public, faire découvrir les métiers qui font vivre ces théâtres et expliquer les efforts réalisés depuis plusieurs années pour accueillir de nouveaux publics en partenariat avec les écoles, les facultés, les associations ou les comités d'entreprises. Président de la Réunion des Opéras de France, association coordonnatrice de l'évènement, j'ai assisté au lancement de l'opération en matinée à Paris : le Palais Garnier comme l'Opéra Comique étaient noirs de monde, des visiteurs curieux d'une exposition comme d'un atelier de chant. Retour à Nancy en après-midi. Ici aussi le public aura été au rendez-vous : près de 3000 personnes pour assister à la répétition générale d'Andrea Chenier, visiter le théâtre et voir le travail de l'atelier de costumes. Un évènement à rééditer pour partager toujours plus la culture!

La mémoire d'un enfant pour un enfant

Shoah_2 Nicolas Sarkozy était l'invité du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France hier soir. Il y a proposé que le devoir de mémoire de la Shoah, du génocide des juifs conduit par les nazis pendant la seconde guerre mondiale, soit accompli auprès des plus jeunes en permettant à chaque enfant d'aujourd'hui de connaître la vie et le sort d'un seul enfant juif d'alors. Il en parrainerait en quelque sorte le souvenir. Cette idée repose sur une évidence : la mémoire se nourrit autant d'un sentiment fort que d'une raison construite. Il s'agit de répondre à l'inexorable disparition des témoins vivants de ce crime immonde en remplaçant la force de leur récit par une autre émotion directe et personnelle. Il me semble essentiel que l'école de la République considère que c'est sa mission de perpétuer le devoir de mémoire par tous moyens. Simplement, toute initiative de ce type doit être appropriée par les enseignants et les associations mobilisés en leur permettant de la discuter pour la concrétiser. Les discussions seront surement plus féconde que la condamnation.

La voie parlementaire pour relancer l'Europe

Congres_de_versaille Par 560 voix contre 181, députés et sénateurs ont approuvé aujourd'hui la modification de notre Constitution qui permettra au Parlement français de ratifier le traité de Lisbonne. J'ai voté pour cette réforme constitutionnelle lors du Congrès de Versailles. D'abord, parce qu'européen convaincu je crois que les avancées du traité de Lisbonne sont positives : vote à la majorité qualifiée étendu pour que l'Europe sorte de la paralysie, création d'un président du Conseil européen élu pour deux ans et demi et de la fonction de "haut-représentant" (sorte de ministre européen des affaires étrangères) pour plus d'efficacité, renforcement des pouvoirs du Parlement européen et des parlements nationaux ainsi que le droit d'initiative populaire obligeant la Commission à étudier des propositions demandées par les citoyens pour plus de démocratie... Ensuite, je crois que la France ne pouvait rester inerte en Europe, sous peine que les autres avancent sans elle et qu'elle s'en trouve minorée dans l'Union. Après l'échec du referendum sur le traité constitutionnel européen, il fallait un plan B qui permette de redémarrer! Le président français et la chancelière allemande l'ont permis par cette initiative ; il faut saisir l'opportunité historique qui se présente. Enfin, il faut expliquer que le "mini-traité" de Lisbonne n'est pas le projet de constitution européenne car il ne comporte que des amendements fonctionnels aux traités actuels, sans prétendre fonder un nouveau modèle économique, social et politique européen. C'est pourquoi le referendum n'est pas nécessaire, d'autant plus que les dispositions adoptées à Lisbonne sont celles annoncées par le candidat Sarkozy pendant la campagne présidentielle et avec lesquelles il a été élu. Le traité de Lisbonne permet à l'Europe de décider plus vite dans plus de domaines, d'être mieux représentée et d'avoir des institutions démocratiquement mieux contrôlées. Mais le modèle européen -plus libéral ou plus social?- reste à construire...