Un vote en conscience
Aujourd'hui se tenait le vote solennel du projet de loi relatif à l'immigration. Bien qu'approuvant beaucoup des mesures de ce texte, je me suis abstenu. Pour marquer mon désaccord sur l'amendement permettant le recours aux tests ADN pour établir le lien de filiation avec la mère dans le cadre d'une demande de regroupement familial. La mesure fut encadrée par de nombreux ajouts à l'Assemblée nationale comme au Sénat : volontariat, intervention du juge, gratuité du test, utilisation à défaut d'état-civil probant. Et j'ai reçu à ma permanence plusieurs personnes étrangères, privées d'état-civil dans leur pays d'origine, qui se retrouvent dans l'impossibilité de faire venir leurs enfants faute de pouvoir prouver le lien de parentalité. Mais le texte sur l'immigration n'est pas le cadre d'une telle mesure, pour laquelle on doit garantir l'égalité de traitement des nationaux et des étrangers face à des principes civils à l'impact éthique évident. Surtout, le temps et la sérénité ont manqué pour légiférer avec sagesse et réflexion, en tout cas de mon point de vue. Si la détresse de quelques uns pousse à agir sur ce sujet, la loi impersonnelle et générale impose la retenue. c'est finalement cette conviction qui a emporté mon choix.





Les commentaires récents