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Débat sur l'université de demain

Pecresse J’ai voulu réaffirmer lundi soir dans l’hémicycle tout mon soutien au projet de loi relatif aux libertés des universités présenté par Valérie Pécresse. Ce texte est l'aboutissement de discussions avec les partenaires sociaux et les acteurs du monde universitaire et il va permettre de donner plus de liberté et de responsabilité aux universités françaises à l'image des grandes universités européennes. L'État devra en contrepartie être le garant de l'égalité. Cela impliquera notamment de donner plus aux universités qui font un effort en faveur de la diversité sociale et culturelle dans leur recrutement.

C’est avec une grande satisfaction que je note que l'insertion professionnelle des étudiants est enfin inscrite dans les missions fondamentales de l'université. Le texte qui a été débattu vise non seulement à améliorer la réussite des étudiants dans leurs études mais permettra au diplôme délivré de faciliter l'accès au premier emploi. C'est une avancée fondamentale car une grande majorité des étudiants n'enseigneront pas. Il faut donc leur offrir une formation qui leur permette de s'intégrer dans la vie active notamment par la mise en oeuvre de l'apprentissage dans l'enseignement supérieur.

Universit2 Ce projet de loi et les cinq chantiers prévus par la ministre de l'enseignement supérieur sont ambitieux. Ils vont dans le sens de la réflexion que nous avons menée au sein de France République. Vous pouvez retrouvez ici la brochure que nous avions publiée cette année. Ce sujet est essentiel pour préparer l'avenir de la France et c'est pourquoi j'ai accepté avec beaucoup d'interêt la proposition de participer à partir de mardi prochain à la commission mixte paritaire qui réunira 7 sénateurs et 7 députés, qui auront pour mission de proposer un texte de loi finalisé, prenant en compte l'ensemble des amendements votés par les parlementaires.

Les bals du 14 juillet

14_juillet_bisLa fête nationale est avant tout une fête populaire, une fête du vivre ensemble. Dans tous les quartiers de Nancy, des bals ont lieu le 13 juillet au soir, dans une ambiance festive et chaleureuse, moments de rencontres et d’amitié pour les habitants du quartier. Hier soir, j’étais donc de « tournée » des bals, du Haut-du-Lièvre à Haussonville, de Nancy Thermal à René II, des Trois Maisons à rue des Carmes. Et j’ai ici une pensée particulière pour le Haut-du-Lièvre : j’y ai commencé la soirée pour la remise de la médaille d’or de la ville de Nancy par André Rossinot à Paul Tisserat, le président de l’Atelier de vie de quartier. Un coup de chapeau pour un homme qui consacre tant d’énergie à la qualité de vie d’un quartier en mouvement. Le nouveau Haut-du-Lièvre se construit progressivement, et le maire a à juste titre rappelé que symboliquement, un parc de 14 hectares serait bientôt le poumon vert du plateau, comme les 14 hectares de la Pépinière sont le poumon du centre ville. J’étais à nouveau au Haut-du-Lièvre vers 22h30 pour un magnifique feu d’artifice, égal aux feux d’artifice de la Place Stanislas. Un autre symbole de la vitalité du quartier.

Revenu de solidarité active : sortir des jardins à la française

M_hirsch Je suis intervenu hier dans la nuit à l’Assemblée dans la discussion générale sur le projet de loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat. Ce texte, le premier de la législature, a comme fil rouge le travail. Tout d’abord, permettre aux Français qui le veulent de travailler plus. Détaxation des heures supplémentaires, exonération de l’impôt sur le revenu du travail des étudiants actifs, et enfin revenu de solidarité active pour que le travail paye plus que l’assistance. Permettre ensuite à chacun de bénéficier des fruits de son travail, avec la déduction des intérêts d’emprunts pour l’acquisition de la résidence principale et l’exonération des droits de succession pour 95 % des Français. Enfin, clarifier quelques points d’éthique de la vie économique avec l’encadrement des parachutes dorés, l’imposition des plus-values réalisées grâce aux stock-options, et la mise en place du « bouclier fiscal » à 50 %.

J’ai voulu insister dans mon intervention sur le revenu de solidarité active parce que la démarche de Martin Hirsch, haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, est courageuse. Plutôt que de préférer les beaux jardins à la française, énième réforme générale des minimas sociaux, alors qu’on s’adresse aux Français les plus en détresse, Martin Hirsch a choisi la voie de l’expérimentation. L’expérimentation requiert énergie, transparence et capacité à assumer la vérité. La démarche est également courageuse à titre personnel, parce que Martin Hirsch, qui a souvent été dans un rôle de proposition et d’aiguillon, se retrouve maintenant dans le rôle d’un responsable, et l’assume pleinement.

C’est tout cela que j’approuve dans ce projet de loi.

TGV Est : affaire à suivre

TgvTout le monde en convient, le TGV-Est est un formidable atout pour Nancy et la région Lorraine. Mais tout le monde en convient également, sa mise en circulation depuis un mois suscite déceptions et inquiétudes : nombre de rames insuffisant, horaires inadaptés, fortes difficultés de réservation, tarifs parfois prohibitifs. Bref, la qualité de service n’est pas encore au rendez-vous. Sur ce blog, Jean-Louis, Cécile et Alain se sont fait l’écho de ces critiques.

C’est pourquoi dès jeudi dernier, j’ai écrit à Anne-Marie Idrac, la présidente de la SNCF et à Dominique Bussereau, le secrétaire d’Etat aux transports, pour leur demander d’examiner, en concertation avec les élus locaux et les usagers, des solutions concrètes et efficaces à ce problème. Anne-Marie Idrac et Dominique Bussereau étaient de passage à Nancy vendredi, je leur ai donc fait part de vive voix de ces éléments. Ils ont annoncé que deux rames supplémentaires par jour, voire quatre si besoin, allaient être mises en service dès la rentrée, c’est un premier signe encourageant.

Depuis, d’autres élus, de droite comme de gauche, ont eux-aussi relayé ce message. C’est positif que sur des sujets d’intérêt général, les élus locaux dépassent leurs couleurs politiques pour défendre notre territoire. Sur le dossier du TGV, depuis 1986, tous les élus lorrains, et notamment nancéiens, se sont battus ensemble. C’est bien que cela continue.

souvenirs, souvenirs

Borloo_pcsSamedi, les souvenirs me sont revenus nombreux et riches.. Souvenirs tout frais avec les 400 militants présents à la brasserie de la pépinière pour un aperitif de remerciement à tous ceux qui ont fait la campagne. Ambiance de fête, beaucoup d’amitié, et déjà de la nostalgie de ces deux mois de rencontres quotidiennes sur le terrain, de ces réunions publiques, de cette histoire collective que l’on écrit en période de campagne électorale.

Souvenirs alors que le nombre de chômeurs passe sous la barre des deux millions, de ma première rencontre avec Jean-Louis Borloo. Il y a exactement trois ans, nous présentions à la presse le plan de cohésion sociale, sur lequel nous avions travaillé des jours et des nuits durant. Je me souviens du doute des journalistes mais aussi de celui de nos amis politiques, sur notre capacité à sortir de chômage de masse. Depuis deux ans presque d’affilés, la baisse du chômage s’affirme, et ce cap symbolique des deux millions est un encouragement à poursuivre ce combat de long haleine. Jean-Louis Borloo avait raison de vouloir ce plan, et d’envisager cette politique sur un long terme.