« Plutôt que de chercher un emploi, créez votre emploi »
Hier, lancement de la semaine du microcrédit au centre commercial Saint-Sébastien. Au centre du microcrédit et de l’action de l’Association pour le droit à l’initiative économique (www.adie.org), une idée lumineuse : aider les demandeurs d’emploi et Rmistes qui veulent créer leur micro-entreprise et donc leur propre emploi. L’Adie leur donne accès à des financements que les établissements bancaires leur refusent, tout en assurant un accompagnement plus général dans la réalisation du projet. Cette action permet de changer le regard qui est bien souvent porté sur les demandeurs d’emploi et bénéficiaires de minima sociaux : oui, ils ont du potentiel et peuvent participer à la création de richesses. Un seul chiffre : près de 40 % des 300 000 entreprises françaises créées chaque année le sont par des chômeurs. Il ne faut pas gâcher cette ressource humaine précieuse qu’un coup de pouce bien placé peut permettre de valoriser.
Tout au long des discussions avec les intervenants sur le forum, je me remémore un souvenir, celui de l’action menée avec Jean-Louis Borloo pour que le développement du microcrédit soit un des programmes du plan de cohésion sociale. Plusieurs personnes m’ont hier dit leur satisfaction de voir leur action reconnue, car le microcrédit est un outil concret de lutte contre le chômage. Alors, en un mot, bravo au microcrédit !
Excellente Idée. Il y avait en Allemagne l'instauration un système semblable, la Ich-AG, ce qui veut dire companie "Je" et personnellement j'en connais des gens qui non seulement ont pu s'en sortir avec, mais qui en plus se sentaient pour la première fois considéré comme des atouts précieux de la société et non plus comme des laissés pour compte. Favoriser l'accès à du crédit pour lancer une activité économique qui promet, ca me paraît être une bonne mesure pour montrer aux citoyens qu'on leur fait confiance. La France n'a pas besoin d'un assistanat généralisé, il y a des citoyens qui ont besoin d'un petit coup de pouce et rien d'autre pour développer leur potentiel. C'est une très belle initiative et elle pourrait devenir très efficace en plus. Bravo au microcrédit, bravo à ceux qui ont poussé vers cette direction.
Rédigé par: Franceensemble | jeudi 24 mai 2007 at 10:51
Le microcrédit est la meilleure façon de stimuler l'esprit d'entreprise dont la France a besoin tout en luttant contre la pauvreté. Il est réjouissant de s'apercevoir que le travail réalisé en collaboration avec Jean-Louis Borloo à ce sujet ne tombera pas dans l'oubli: en effet, un article du Monde daté d'aujourd'hui y est consacré, avec le rapprochement probable de Jacques Attali (fortement impliqué dans ces questions) de notre gouvernement. Et l'on peut se féliciter du fait que des actions soient menées dans cette direction à Nancy!
Rédigé par: Eve | jeudi 24 mai 2007 at 12:40
Rpport d'observations définitives de la Chambre régionale des comptes - gestion de la CUGN
Alors que vous vous vantez souvent d'être bon gestionnaire, la CRC vient de publiez son rapport définitif sur votre gestion à la CUGN; rapport qui dément quelque peu cette affirmation.
En effet :
- la CRC pointe une "surévaluation des capacités de réalisation (des investissements) en cours d'exercice". En clair, le taux de réalisation des investissements annoncés dans le budget primitif n'est que de 60 % ! En d'autres termes on appelle ça un budget insincère. La ruse est la suivante : on affiche une forte ambition d'investissements, tout en sachant que l'on n'a pas les moyens de les réaliser, le tout en espérant que ses administrés ne retiendront que l'ambition.
- par ailleurs, en matière de désendettement, vous tentez également le coup de bluff en affirmant que la capacité de désendettement de la CUGN est de 6 ans pour les exercices 2004 et 2005. Affirmation que la chambre corrige sévèrement puisque celle-ci approchait plutôt les 8 ans. Pire encore, la capacité de désendettement de la CUGN atteindra prochainement les 10 ans, mauvais résultat s'il en est pour une communauté urbaine.
- Mais le pire reste à venir dans ce rapport définitif. Il concerne bien entendu l'épineux dossier des transports. En vrac, les reproches de la CRC portent notamment sur :
* le retard très important dans la mise en place du réseau
* une fréquentation très inférieure aux objectifs affichés
* une nette sous évaluation du coût de la ligne 1
- Enfin, la chambre épingle votre tendance à ne pas respecter les règles de mise en concurrence dans les passassions de marchés. Il apparaît en effet, qu'à plusieurs reprises, vous choisissez de modifier le marché initial. Et plutôt que de relancer un nouvel appel, comme la loi l'impose, vous recourez quasi systématiquement aux avenants.
Bref, ce rapport devrait vous inviter à plus de modestie. N'est pas bon gestionnaire qui simplement affirme l'être.
Rédigé par: manek | vendredi 25 mai 2007 at 09:55
Manek, tu dois bien savoir que le fait d'annoncer et de lisser les réalisations c'est une nouvellle façon de gérer les collectivités initiées par MICHEL DINET , président socialiste du Conseil général de Meurthe et Mosellle.
Exemples:grand plan de rénovation des collèges voté en 95, et qui devait s'achever en 2000, en fait il a fallu 12 ans pour le boucler!
La voie de l'Amezule, tu sais la route qui sera finie en 2011 alors qu'elle est inscrite depuis plus de 10 ans...
Donc tu vois l'élève fait comme le maître, je suis d'accord avec toi ce n'est pas terrible, mais il faut faire avec, et on peut espérer que Sarko va permettre des changements en imposant une nouvelle génération
Rédigé par: SOPHIE | vendredi 25 mai 2007 at 11:03
Bonjour,
Moi je m'interroge sur la position de Laurent Hénart sur la carte scolaire.
Etes vous pour sa suppression, tel que cela est annoncé par le nouveau gouvernement ? Que répondez-vous à ceux qui craignent que cela ne fasse que conforter les phénomènes de ghettos urbains ? Ne pensez-vous pas que l'objectif de mixité sociale devrait être partagé en dehors de toutes considérations partisanes ?
Merci pour votre réponse.
Rédigé par: Lionel | vendredi 25 mai 2007 at 19:38
Rien à voir avec le micro-crédit, mais je voudrais répondre à Lionel, à propos de la carte scolaire : aujourd'hui, si vous connaissez le système, votre enfant n'ira pas dans l'établissement dont il relève si vous ne le souhaitez pas. Il y a mille et un moyen d'échapper à la carte scolaire, même en dehors de l'établissement privé. Et même dans les établissements classés ZEP, il y a des "classes européennes" qui regroupent tous les élèves dont les parents sont connus du grand public.
Alors, à bas l'hypocrisie et supprimons la carte scolaire !
Rédigé par: Cécile | dimanche 27 mai 2007 at 15:15
Bonjour Lionel,
Merci de votre question. La carte scolaire consiste en l’affectation obligatoire des élèves à un établissement scolaire en fonction du lieu où ils habitent. C’est un système qui était adapté à une France prospère, où l’ascenceur social permettait des évolutions de parcours et où tous les quartiers étaient relativement homogènes et dynamiques. Je ne suis pas sûr que cela soit le système adapté aujourd’hui. Le constat largement partagé est que la carte scolaire ne s’impose qu’aux plus faibles, les autres trouvant le moyen de la contourner. Le risque est alors de consolider une certaine forme de « ghettoïsation ».
Il faut en effet être clair : la plupart des candidats à l’élection présidentielle, notamment Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, se sont prononcés pour une réforme de la carte scolaire. Mais il ne faut pas être hypocrite : soit la carte scolaire est, soit elle n’est plus. Dès qu’on permet le choix entre deux ou trois établissements, comme le proposait Ségolène Royal, on supprime de fait la carte scolaire. Assouplir la carte scolaire revient donc à la supprimer.
Cette suppression de la carte scolaire doit être une opportunité : il faut tout d’abord garantir la proximité, ce qui passe par le droit pour tout élève à être scolarisé dans l’école de son quartier. Il faut ensuite une incitation effective, et non pas théorique comme aujourd’hui, à la mixité sociale, en agissant sur la répartition des moyens : les dotations des établissements doivent tenir compte de critères sociaux, géographiques et éducatifs. C’est cette action qui permettra la mixité sociale et la réussite de tous les élèves.
Rédigé par: Laurent Hénart | dimanche 27 mai 2007 at 19:31
Bonsoir,
L'affectation de moyens différenciés en fonction des territoires existe déjà : c'est ce qu'on appelle aujourd'hui la politique des zones d'éducation prioritaire. elle ne permet malheureusement pas de garantir une plus grande mixité sociale. Elle reconnaît simplement qu'il est nécessaire d'affecter plus de moyens dans les territoires qui concentrent des difficultés économiques et sociales.
Faire sauter le verrou de la carte scolaire ne fera qu'amplifier les phénomènes de ghettoïsation des quartiers que vous semblez déplorer.
J'étais contre (et je le suis toujours !)l'assouplissement pronée par Ségolène Royal. Votre analyse est juste, cela en revenait à la supprimer.
Je crois qu'il faut impérativement combattre ce type de mesure, car on le sait bien... ce sont les plus pauvres qui en subiraient d'abord les conséquences : ceux qui n'ont pas les moyens de leur mobilité.
Je suis en revanche tout à fait favorable au fait de faire évoluer, quand cela s'avère nécessaire, les découpages actuels de la carte scolaire.
En effet, la question de la carte scolaire renvoie à l'organisation de nos villes et de nos campagnes. Certaines zones se caractérisent par une concentration des familles les plus en difficultés. Et contrairement à ce qu'on pense habituellement, pas seulement dans les villes... des collèges de zones rurales, y compris dans notre département, ont plus de 80% d'élèves issus des catégories sociales les plus défavorisées !
C'est pour cette raison aujourd'hui qu'il faut faire évoluer la carte scolaire, afin qu'elle prenne en compte les évolutions de ces géographies économiques et sociales. Et qu'elle joue son rôle de régulation pour une plus grande mixité dans les établissements.
Mais la véritable question, le fond du problème, c'est celui de la mixité sociale des habitations. Que font ou pourraient faire l'Etat et les collectivités locales à ce sujet ?
Une initiative intéressante dans certaines villes : le redécoupage de la carte scolaire s'accompagne de la construction d'un nouveau collège, moderne, ambitieux. Cela permet dans un nouveau lieu, non "marqué socialement" de porter l'ambition de la mixité sociale, en mélangeant des enfants de quartiers défavorisé et favorisé. Expérience intéressante à Grenoble.
La carte scolaire est ainsi un élément d'une politique d'ensemble : urbaine (la rénovation d'un quartier) et éducative (l'investissement de moyens humains et financiers).
Autrement dit, Laurent, plutôt que de vous privez d'un des outils de mixité sociale (la carte scolaire), pourquoi ne pas le renforcer par d'autres mesures qui concourrent au même objectif ?
Rédigé par: Joro | lundi 28 mai 2007 at 23:58
Juste un petit mot pour vous dire que mon gamin a 4 ans aujourd'hui. et que je m'interroge à le mettre dans le privé parce que j'ai peur que l'école public n'ait plus les moyens de lui assurer une éducation de qualité.
Je pense Cécile qu'il y aurait moins de monde qui chercherait à contourner à la carte scolaire, si l'école publique ne subissait pas des réductions significatives de postes "éducatifs" (enseignants, pions, etc.). Je crois que c'est une dizaine de postes sur nancy qui doivent être supprimer à la rentrée prochaine. Or j'ai lu, je ne sais plus où, que le nombre d'enfants scolarisés n'avait pas diminué !!!
S'il vous plaît M. Hénart... donnez à l'école les moyens de fonctionner ! Ne votez plus les lois qui entraînent des suppressions de postes.
Rédigé par: nounou | mardi 29 mai 2007 at 00:32
Chère Nounou,
Vous m’interrogez sur les lois que j’ai votées. Je vous rappellerai juste deux chiffres : en 2002, la loi de finances prévoyait un budget consacré à l’enseignement scolaire de 52,7 milliards d’euros ; en 2007, ce budget était de 59,5 milliards d’euros, soit une augmentation en cinq ans de plus de 12,5 %.
Vient ensuite la répartition des moyens et des effectifs sur le terrain, question qui concerne tous les services publics. En tant que député, je suis très attentif à une répartition qui soit juste, et je suis toujours intervenu pour défendre les classes aux effectifs suffisants ou en cas de difficultés particulières. J’entends bien continuer à le faire.
Bien à vous
Rédigé par: Laurent Hénart | mardi 29 mai 2007 at 19:38
M.le Député,
je lis votre dernier courrier et souhaite préciser quelques points.
Il est vrai que le budget de l'Education nationale a continué à augmenter en volume depuis 2002; mais il s'agit d'une augmentation en trompe l'oeil, qui s'explique uniquement par le vieillissement des personnels employés, qui voient donc leurs tratitements augmenter en fin de carrière. Vous avez bel et bien, comme député ou ministre, voté ou soutenu des budgets qui ont supprimé près de 30 000 emplois de professeurs ou de surveillants dans les écoles, collèges et lycées. Certes les effectifs dans le secondaire ont baissé, mais vous auriez pu, comme vous le suggérez vous même, mettre à profit cette baisse, importante quoique géographiquement inégale, pour renforcer l'encadrement des élèves, notamment dans les quartiers populaires. il aurait fallu renoncer à quelques cadeaux fiscaux pour les privilégiés. Incarner l'aile "sociale" de la droite demande manifestement beaucoup de souplesse.
Bien cordialement
Rédigé par: matthieu | mercredi 30 mai 2007 at 12:35
je me souviens d'un excellent article de nouvel obs - qu'on ne peut soupçonner d'être de droite- sur l'éducation nationale...
12 000 profs non affectés!! qui ne travaillent pas...
c'est idiot de juste dire il y a eu des suppressions de poste dans l'éduc nat, c'est la casse sociale..
l'ecole et l'université ce n'est pas seulement une question de moyen investi, c'est aussi ce qu'on fait de ces moyens, le programme pédagogique, changer les méthodes d'enseignement, introduire de l'alternance..
mais dès qu'on y touche, c'est tous les profs dehors dans la rue : proposer d'enseigner deux matières : hop dans la rue ! Proposer de supprimer les heures passées à corriger le bac pour les profs des élèves de premières dont le bac a été supprimé dans les années 70.. : hop dans la rue !
il faut parvenir à faire évoluer l'école, et stopper cette bataille de chiffre sans bilan qualitatif!!
Rédigé par: manon | mercredi 30 mai 2007 at 17:11
Chère Madame,
c'est vrai que le sujet me tient à coeur; profitez s'il vous plait de cette bonne fortune: un professeur - un "prof" si vous y tenez - qui écrit au lieu de descendre dans la rue.
Il est inexact de parler de 12000 enseignants qui ne travaillent pas. il s'agit de moyens importants, mais à relativiser sur un volume total de 900000, qui sont mis à disposition d'associations d'éducation populaires, lesquelles s'efforcent, aux côtés de l'Ecole publique, de lutter contre l'ignorance, notamment dans les quartiers populaires. J'ajoute que M. le Député Hénart fait partie de la précédente majorité parlementaire qui n'eut de cesse de diminuer le nombre de personnels mis à disposition.
Par ailleurs, je vous découvre partisane - est ce votre cas M. le Député? - du "travailler plus pour gagner moins", en ce qui concerne les professeurs: j'imagine qu'il s'agit là d'une illustration de la réhabilitation du travail?
Bien cordialement
Rédigé par: matthieu | mercredi 30 mai 2007 at 18:50
Les remarques de Manek sur la situation budgétaire de la CUGN analysée par la CRC appellent les mises au point suivantes.
Sur le prétendu faible taux de réalisation des investissements.
Il convient de préciser, en matière d’investissement, que la CUGN majore volontairement ses enveloppes budgétaires afin de pouvoir engager, dès le premier trimestre de l’année N + 1, ce qui n’aurait pas pu être payé au cours de l’année N.
En outre, le rapport concerne les premières années du mandat actuel c’est-à-dire les années au cours desquelles il faut monter juridiquement et techniquement les dossiers les plus lourds, ce qui amène certes à nécessairement moins dépenser. Mais les citoyens ont en contrepartie la certitude que ces projets ne correspondent pas à de simples effets d’annonce car leur financement est d’ores et déjà assuré par la CUGN.
Enfin, les dossiers les plus emblématiques de la CUGN sont d’ordre pluri-partenarial et leur réalisation effective dépend donc de la diligence des cofinanceurs , en particulier du conseil général et du conseil régional qui, sans polémique, ont beaucoup tardé à fixer leur doctrine.
A toutes fins utiles, le taux de réalisation des investissements s’est élevé à environ 75 % au titre des années 2004 et 2005, ce qui est considéré comme un « bon » taux de réalisation, sauf par ceux qui savent lire dans les marcs de café et prévoir ainsi tous les aléas de chantiers.
Sur l’endettement.
Les chiffres sont têtus et ceux du compte administratif de la CUGN sont conformes à ceux du compte gestion. Or, les derniers chiffres officiels connus (année 2005) établissent que les frais financiers ont diminué de 7 M€ par rapport à 2002, que la dette s’est stabilisée de sorte que notre capacité de désendettement reste sur la crête des 6 années (contre 8 années en 2002) alors que nos investissements ont progressé de 9M€ et que notre excédent d’environ 15M€ n’a jamais été consommé.
Ceci écrit, il reste, il est vrai, que notre capacité de désendettement aurait pu encore diminuer si nous avions fait le choix du conseil général ou du conseil régional en augmentant respectivement de 25% et de 35% nos impôts. Mais, heureusement, cette orientation budgétaire n’est pas celle de la CUGN.
François MULLER
Vice-Président de la CUGN chargé des finances
Rédigé par: François MULLER | jeudi 31 mai 2007 at 10:46
acec ce que la droite nous prepare, le nombre potentiel de client du micro credit va exploser en 5 ans.....mais, la morale est sauve, ce sont des bons pauvres, des pauvres qui travaillent pour s'en sortir ! pas des feniants qui nous volent leurs 400€ de rmi par mois , qui se lévent tard, qui se moquent de l'éducation de leurs enfants, ........
Rédigé par: jm | dimanche 03 juin 2007 at 23:49