Ouverture en fil rouge
Ce lundi 14 mai fut une journée contrastée, qui m’a portée du Conseil national de l’UMP à Paris, au Haut-du-Lièvre en « porte à porte », pour finir en soirée par une réunion publique à Bouxières-aux-Chênes. Au fil des heures et des lieux, un fil rouge, cette question de l’ouverture de la majorité.
Au Conseil national, Nicolas Sarkozy en quittant la présidence de l’UMP, a défendu une fois de plus son choix d’un gouvernement ouvert à des centristes de l’UDF, à des personnalités venant de la gauche ou de la société civile. Je ne partage pas les réserves voire l’hostilité à cette idée de certains dirigeants de l’UMP. En tant que radical, je suis évidemment favorable à ce que la majorité s’affiche ouverte, composée de partis et de sensibilités différentes.
Ce choix répond-il à l’attente des Français alors qu’il déçoit certains fidèles de la première heure ? Au fil des échanges au Haut-du-Lièvre et à Bouxières-aux-Chênes, à côté de sujets de fond incontournables (emploi, éducation, sécurité, pouvoir d’achat…), mes interlocuteurs me font comprendre que le changement attendu touche aussi la façon de faire de la politique : savoir surmonter les vieilles frontières partisanes pour s’ouvrir aux bonnes idées d’où qu’elles viennent et rassembler les personnalités de bonne volonté.
A l’évidence, le pari de l’ouverture doit être pris. J’espère que le nouveau Président tiendra bon.

Bonjour à tous,
A mon tour, je pense que l'ouverture est un enjeu majeur que doit réaliser le nouveau Président de la République.
Il est essentiel à mon sens d'envisager la politique au-delà "vieilles frontières partisanes" et cela pour le bien-être de l'intérêt général.
Bonne journée à tous.
P-N.J
Rédigé par: P-N.J | le mercredi 16 mai 2007 à 14:38
Au delà d'une ouverture du gouvernement, qui me semble une très bonne chose, quoi penser d'un rassemblement du PR et du PRG? L'un a soutenu Nicolas SARKOZY, l'autre a soutenu Ségolène ROYAL. 2 projets, 2 visions différentes... Sommes nous bien sûrs que les militants seront d'accord? Seront ils consultés??? Je serais enclin à penser pour ma part que la réunion du PR et du PRG semble être prématurée. Il est normal, en soi, que l'on rejoigne le camp vainqueur, après l'échéance. Mais de là à vouloir un rapprochement si rapide... Le PRG acceptera-t-il d'être lié à l'UMP? Qu'aurait donc à gagner le PR? Bien des questions se posent sur le terrain... Laurent, si tu as une idée à ce sujet... Eclaire nous...stp...
Rédigé par: pascal | le mercredi 16 mai 2007 à 21:38
Quand les élections sont terminées, il reste le travail à faire et là, chacun devrait comprendre que ce ne sont plus les partis politiques mais les hommes qui vont le faire. Et les bonnes idées, elles ne sont ni de droite ni de gauche ni du centre.
Alors, on appelle cela "l'ouverture" ; moi, je pense plutôt qu'on devrait l'appeler "la réalité du terrain".
Rédigé par: Cécile | le mercredi 16 mai 2007 à 21:48
Je fais partie des UDF qui ont appelé à voter Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle, et souhaitent s'inscrire dans la majorité présidentielle.
Merci de soutenir la volonté d'ouverture du Président de la République, ainsi que les députés UDF sortants, violemment attaqués par les ralliés au Mouvement démocrate.
Quel avenir voyez-vous aux militants UDF qui refusent de cautionner la fuite en avant de François Bayrou? Ont-ils vocation à rejoindre le Parti radical, ou une nouvelle formation centriste?
Bonne chance également pour votre campagne!
Rédigé par: David Valence | le jeudi 17 mai 2007 à 12:22
Bonjour Pascal,
J'ai exprimé hier sur BFM mes convictions s'agissant des radicaux.
Ce qui a séparé les radicaux en deux n'est plus : il n'y a plus d'alliance du parti radical de gauche autour d'un programme commun avec les communistes, dans un contexte historique complètement différent, notamment marqué par l'affrontement Est-Ouest.
En revanche, ce qui unit les radicaux de gauche et les radicaux existe toujours : la volonté d'équilibrer l'économie de marché par des mécanismes de solidarité, une priorité à l'éducation et à la culture pour défendre l'égalité des chances, une défense de la laïcité qui permet à chacun de coexister dans la République, une volonté de construire l'Europe politique, une méthode de gouvernement enfin fondée sur le dialogue.
Aujourd'hui, alors qu'un changement profond s'enclenche, c'est il me semble un bon moment pour tenter la réunification des radicaux, en associant toutes les bonnes volontés, comme celle exprimée par David dans son commentaire. Mais je suis d'accord avec vous que ce mouvement doit être réalisé dans la clarté, c'est-à-dire après les élections législatives, et dans un cadre cohérent qui comprendrait un contrat de législature. Le parti radical existe toujours et n'a jamais été fusionné avec l'UMP. L'alliance d'aujourd'hui ne signifie pas l'absorption, et nous garantit une liberté d'action.
Rédigé par: Laurent Hénart | le jeudi 17 mai 2007 à 17:44
Ce rapprochement engagé par le PRG et salué par le PR montre une fois de plus l'ouverture d'esprit de la droite d'aujourd'hui, et notamment des radicaux!
Une véritable majorité présidentielle s'amorce donc!
Rédigé par: Mika | le jeudi 17 mai 2007 à 19:34
La "réunification" des radicaux était attendue depuis trés longtemps par beaucoup de militants des deux camps...Elle a toujours été évoquée mais jamais concrétisée en l'absence de personnalité forte pour mener cette action jusqu'au bout.
Comme le dit, à juste titre Laurent plus rien ne sépare ces deux mouvements (sauf que les uns et les autres ont été -parfois- contraints de voter pour des candidats qui n'étaient pas les leurs...sans conviction !).
Merci donc à Jean Louis Borloo d'avoir évoquer cette question et à Laurent Hénart de soutenir ce rassemeblement...
Rédigé par: Betty P | le jeudi 17 mai 2007 à 21:40
Ouverture, ouverture quand tu nous tiens...on peut bien dire adieu la France.
De qui se moque-t-on au juste ?
Qu'est-ce ça peut bien faire aux enfants du Darfour que le PRG ceci et que les Radicaux Rossinot cela ?
Effets médiatiques assurés mais les français ne se laisseront pas longtemps avoir !
Dire que Kouchner voyait en Sarko une vrai Berlusconni...
Rédigé par: yves | le vendredi 18 mai 2007 à 20:19
Bonjour Laurent, j'espère que tu ne résumes pas la possibilité de réunification des 2 partis radicaux à la seule disparition d'un programme commun avec les communistes. ça me semble pour le moins léger comme argument, d'autant que le programme commun est enterré depuis pas mal de temps me semble t'il. Et puis les communistes français sont plutôt fréquentables (surtout à Nancy), je pense qu'ils ont joué un rôle dans l'histoire de notre pays et ce dans de nombreux domaines sinon le nouveau Président de la République n'aurait peut-être pas décidé de faire lire la lettre de Guy Môquet à chaque rentrée scolaire...
Rédigé par: Stef | le mardi 22 mai 2007 à 14:09