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Radio Soleil

Radio_soleil Invité ce matin pendant deux heures de l’équipe de Radio Soleil Nancy, j’ai été impressionné par la motivation des bénévoles de cette radio associative et l’ouverture d’esprit qu’ils mettent dans leur débat. Ca m’a rappelé mes 16 ans quand j’animais une émission sur Radio Graffiti pour faire découvrir les musiques et les livres du moment... Faites un tour sur le site de Radio Soleil et branchez vous sur cette radio (fréquence 97.9) : leur fraîcheur et leur sincérité font du bien !

S'engager pour agir

Sarko_borloo_3 Ce soir sur canal +, Jean-Louis Borloo a apporté un soutien original dans la campagne. Original parce que Jean-Louis a insisté sur des engagements collectifs plutôt que sur le ralliement d’une personnalité de plus, si populaire soit-elle.

Sur le terrain je mesure que les Français estiment Jean-Louis Borloo parce que le Plan de cohésion sociale répond à leurs besoins du quotidien, que les premiers résultats sont là, et qu’il mobilise l'ensemble des partenaires plutôt que de les diviser.

En rédigeant «  L’architecte et l’horloger », Jean-Louis a mis en avant des idées et une méthode pour le plein emploi, la pleine qualification des jeunes, l’égalité des territoires et le droit au logement effectif. Son soutien à Nicolas Sarkozy se fait en nourrissant le projet du candidat, en le rendant plus concret pour les citoyens.

Comme Jean-Louis l’a dit ce soir en quelques mots, je crois que Nicolas Sarkozy a la volonté et les qualités pour conduire ces changements. Nous nous engageons auprès de lui pour répondre aux exigences des Français sur l’emploi, l’éducation et le logement, pour que les premiers résultats de la cohésion sociale ne s’enlisent pas et que les changements engagés deviennent réalité pour tous.

L'esprit de Rome

Drapeau Stanley, à la suite de votre commentaire et votre question, le billet de ce jour vous est dédié.

Pour un lorrain, l’Europe est une évidence. Seule région frontalière à trois pays européens, la Lorraine a tout au long de son histoire subi les guerres qui ont saigné l’Europe. La paix durable en Lorraine ainsi que les échanges sociaux, culturels et économiques nous montrent chaque jour ce qui nous lie à l’Europe.

Aujourd’hui, le défi pour les Françaises et les Français est de faire face à la mondialisation, de continuer à créer des richesses, et de conserver les protections sociales bâties depuis deux siècles, tout en gardant notre vitalité culturelle. Et tout cela, soyons lucides, avec des salaires vingt fois plus bas en Inde ou en Chine qu’en France, et une culture américaine qui a su, en même temps qu’elle s’affirmait comme une résistance au communisme, imposer largement son modèle. L’Europe, c’est le seul moyen pour la France de résister à ces deux évolutions massives.

Depuis l’élargissement de 15 à 27, doublé du « non » français au référendum, l’Union européenne est en panne. Pour réussir sa relance, trois conditions :

- d’abord, se concentrer sur le blocage institutionnel. Les décisions à 27 Etats sont aujourd’hui prises selon une procédure prévue pour 6. Cela ne peut pas marcher. Il nous faut avancer rapidement pour développer le vote à la majorité qualifiée, établir une vraie présidence de l’Union européenne, et choisir un visage commun pour porter la voix européenne dans le monde. C’est pourquoi je pense qu’il faut que nous adoptions à 27 un traité uniquement institutionnel. Il faut se mettre d’accord sur ces moyens, pour que l’Europe puisse de nouveau avancer.

- ensuite, nous mettre d’accord sur le sens du mouvement. C’est ce qui n’était pas clair dans la campagne du referendum de mai 2005, et c’est ce qui a porté la victoire du non. Il faut dire sur le plan économique, social, culturel, quelle est la conception que nous donnons au modèle européen. Il m’apparaît nécessaire que se manifeste une volonté sociale européenne aussi forte que les énergies déployées pour mettre en place le libre échange. Ce texte devra être approuvé ou refusé par le peuple. Ce sera la vraie réforme du traité de Rome.

- enfin, la relance européenne exige des efforts des élus et des responsables politiques. Beaucoup de citoyens qui ont voté « non », ont été abusé par des gens crédibles. Que l’extrême gauche ou l’extrême droite, qui conteste le modèle républicain, fasse la campagne du non, c’était dans la logique des choses. En revanche, que des républicains se présentant à des élections pour exercer le pouvoir, avec des responsabilités, appellent à voter « non » et en appellent à un plan B, qui n’est jamais venu, ce n’est pas à la hauteur de l’enjeu européen.

Nous fêtons les cinquante ans du traité de Rome. Il faut renouer avec l’esprit de Rome : des règles claires et efficaces entre les Etats, le sentiment qu’on défend un modèle commun et surtout des élus responsables et courageux, plutôt que démagogues et tacticiens.

La protection de Battisti : l’Etat de droit en question

Battisti_3L’arrestation de Cesare Battisti au Brésil avec le concours de la police française ramène la question de son extradition en Italie au cœur de l’actualité.

Emprisonné en 1979 pour son appartenance aux « Brigade Rouges », Battisti s’enfuit au Mexique puis s’installe en France à partir de 1990. Il bénéficie alors de la doctrine « Mitterrand », garantissant aux anciens militants d’extrême gauche, ayant rompu avec leur passé des années de plombs, de ne pas être extradés en Italie. La cour de justice de Milan le condamne en 1988 à la réclusion à perpétuité pour meurtre. En 2004, alors que le gouvernement français s’apprête à l’extrader, Cesare Battisti disparaît de nouveau.

Aujourd’hui, son extradition est demandée par une nation sœur, l’Italie, aussi respectueuse que nous des droits de l’Homme. Et Romano Prodi ne saurait être suspecté d’être autre chose qu’un honnête républicain.

Personnellement, je suis opposé au fait du prince : droit de grâce, amnistie et souvent amnésie sélective, protection personnelle contre un pays ami. La promesse de François Mitterrand me paraît d’un autre temps. Et surtout peu républicaine : comment le peuple français a-t-il démocratiquement décidé d’être le complice d’une guerre idéologique contre l’Etat italien ?

Pour ce qui concerne l’indispensable respect des droits du justiciable Battisti, l’Italie s’est obligée en signant la Convention européenne des droits de l'homme– qu’elle respecte parfois mieux que nous, d’ailleurs.

L'autre canal

Lautre_canalCe week-end, ouverture à Nancy de "l'autre canal", scène régionale des musiques actuelles, inauguré vendredi par le Ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres.

Pour moi, c’était un moment plein d’émotion. « L’autre canal » est le premier projet culturel qui m’a été confié au conseil municipal de Nancy. C’était en 2000. La ville à l’époque réagissait aux manifestations d’associations et d’artistes regroupés dans un collectif nommé « autorisation de chantier ». Avec eux, mais aussi avec toutes les collectivités publiques - l’Etat, la région, le département et la communauté urbaine-, nous avons construit ce projet qui a pour ambition d’être un lieu de création et de diffusion pour les musiques actuelles, du rock au hip hop, en passant par les musiques électronique, le jazz, la chanson ou les musiques du monde… Un lieu complet tourné vers le public avec des salles de concert et un centre de ressources au service des amateurs et des professionnels, mais aussi des studios d’enregistrement et des salles de répétition pour les créateurs. Avec affection, je remercie celles et ceux qui ont participé à cette aventure humaine,- élus locaux et associatifs, agents de la ville, au premier rang desquels Isabelle Chaigne. Les millions d’euros d’investissements mobilisés n’auraient pas suffi à créer la magie du lieu, sans l’engagement sans faille de ces personnes.

Autre_canalSitué au bord de la Meurthe, dans un quartier en plein renouveau, le bâtiment, à la fois esthétique et innovant, est une vraie réussite. Il était plus que temps que les musiques actuelles aient droit de cité et bénéficient d’un équipement culturel au niveau de ceux consacrés aux musiques du répertoire, à la danse ou au théâtre.

Assistant au concert des Spangles, j’ai vu que les Nancéiens s’étaient tout de suite appropriés cet « autre canal ». Plus de 8 000 visiteurs ce week-end  ont profité d’une soirée de concert et de fête jusqu’à deux heures du matin ! A votre tour, n’hésitez pas à  venir découvrir ce lieu de musique quasiment unique en France.

L'Est à grande vitesse

Tgv_2Hier, inauguration officielle du TGV Est européen qui met Nancy à une heure trente de Paris, et Strasbourg à deux heures vingt. La ligne irrigue non seulement l’Est de la France mais aussi le Luxembourg et l’Allemagne. C’est d’ailleurs la première ligne de TGV conçue à l’échelle européenne et financée en partie par l’Union européenne.

Pour l’Est de la France et Nancy en particulier, c’est une véritable révolution économique et humaine. Economique parce que, pour les acteurs économiques, ce qui compte, c’est avant tout le temps, et pas forcement la distance. Par le TGV, Nancy est rapprochée bien sûr de l’Ile-de-France, mais aussi de toutes les métropoles irriguées par les trains à grande vitesse.

Aventure humaine aussi, parce qu’en tant que voyageur, on ne voit pas le temps passer. Hier, nous avons embarqué gare de l’Est à seize heure. Le temps d’échanger avec Jacques Barrot, commissaire européen chargé du transport et avec Anne-Marie Idrac, Présidente de la SNCF, nous étions déjà, en 40 minutes, arrivés en banlieue de Reims. 30 minutes plus tard, après avoir discuté avec Guillaume Pépy, le Directeur général de la SNCF, des autres projets « grande vitesse » à l’Est, que ce soit la liaison Rhin-Rhône, ou la liaison Luxembourg- Nancy / Méditerranée, et nous étions déjà en Loraine. Tout ce trajet, sans avoir jamais l’impression de rouler à 320 km / heure ! Le silence est absolu, et le confort remarquable.

Alors que la mise en service est prévue pour le 10 juin, deux pensées me traversent l’esprit. D’abord sur le temps de l’action publique. La décision TGV Est et le premier tracé de la ligne remonte à 1986. Il a fallu la ténacité des élus locaux au-delà des clivages politiques pour que le projet ne se perde pas.

Ensuite sur la prochaine étape qui sera décisive, celle des tarifs. Avec Roger Cayzelle, Président du Conseil économique et social de Loraine, nous avons déjà commencé à faire pression sur les dirigeants de la SNCF pour que les tarifs puissent être modulés en fonction des horaires et de la situation des utilisateurs pour que tous puissent profiter de cette innovation.

Sécurité professionnelle chez Clarion

Glarcher J’ai accueilli hier dans ma circonscription Gérard Larcher, ministre délégué à l’emploi, avec qui j’avais travaillé main dans la main autour de Jean-Louis Borloo pour lancer le plan de cohésion sociale. Après un passage au CFA de la restauration et de l’industrie hôtelière rue Henri Bazin pour discuter de l’apprentissage, et un débat au Medef avec tous les partenaires sociaux sur la sécurité sociale professionnelle, nous voilà partis chez Clarion à Custines. J’avais envie de montrer à Gérard une entreprise exemplaire, application concrète de la sécurité sociale professionnelle dont nous avions parlé le matin.

Clarion, entreprise japonaise, est leader mondial dans la fabrication d’autoradios pour l’automobile. Jusqu’en 2002, le site de Custines, fort de 140 salariés, était une unité d’assemblage des autoradios. En 2004, face à la concurrence accrue et aux mutations internationales du marché de l’automobile, l’entreprise a préféré prendre les devants, et transférer son activité de production en Hongrie pour changer d’activité plutôt que de disparaître. C’est aujourd’hui pari gagné, puisque, sous l’impulsion de Jean-Claude Rouers, le site de Custines est devenu la plate-forme de service après-vente de Clarion pour l’ensemble de l’Europe, et il supervise également depuis peu le centre de qualité de l’entreprise et le contrôle de la logistique pour toute l’Europe.

Cela ne s’est pas fait sans difficultés. Le transfert de l’activité de production concernait une quarantaine de personnes. L’entreprise a déjà cherché à reclasser en son sein, et dix personnes ont pu changer de métier. Pour les trente autres salariés concernés par le plan de sauvegarde de l’emploi, Clarion a mis en place une cellule de reclassement, qu’elle a entièrement financée sur ses fonds propres, pour accompagner et soutenir le salarié pour retrouver un autre emploi. Résultat : toutes les personnes qui ont bénéficié du suivi individualisé ont été reclassées dans les douze mois ! Deux anciens salariés ont même pu créer leur entreprise. Et parallèlement, Clarion a embauché dix nouveaux salariés pour réussir sa mutation.

La démarche a été exemplaire. Le plan de sauvegarde de l’emploi a été voté à la très grande majorité et accepté par tous les syndicats. La clé du succès ? Une représentante des salariés au comité d’entreprise nous l’a expliquée simplement : « la direction ne nous a rien caché. Et toutes les promesses ont été tenues ».

Comment réagir pour faire, comme Clarion à Custines, de la mondialisation non pas une menace mais une force ? En anticipant et en accompagnant. Les outils que Clarion a utilisés sont désormais disponibles pour tous, notamment grâce au plan de cohésion sociale, qu’il s’agisse de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences ou des contrats de transition professionnelle. Bref, l’ « esprit Clarion » est transposable. A nous de le promouvoir

Torah, Coran, Bible...

Torah Hier soir à la salle Raugraff, les responsables des religions du Livre- grand Rabbin, imam musulman, pasteur protestant,  prêtre catholique l’évêque- ont convié tous les Nancéiens à discuter autour du thème « Torah, Coran, Bible : notre rapport à l’écriture.

Une première initiative, sur le thème de la paix,  avait été prise en 2003 au début du conflit irakien, pour répondre aux tensions intercommunautaires. Ce premier débat avait démontré s’il en était besoin, l’intérêt de travailler ensemble ; et très vite l’initiative a été renouvelée.

Pour le débat d’hier, la salle était archi comble. En plus des membres de ces communautés religieuses, de nombreux non croyants s’étaient déplacés, intrigués par cette démarche concertée. Pendant 3 heures, une multitude de questions. Beaucoup de personnes appartenant à une communauté religieuse et curieuses de se voir expliquer l’identité des autres communautés. Pour d’autres, il s’agissait de chercher des réponses aux interrogations soulevées par le monde d’aujourd’hui. A la question, le Livre a-t-il force obligatoire, une même réponse de l’imam, du grand rabbin, du prêtre ou du pasteur : les écritures doivent se lire avec l’esprit et avec le cœur, ce pour servir de guide dans la vie de tous les jours.

J’ai été marqué par l’immense respect et l’écoute qui ont conduit ces discussions. Il s’agissait de se comprendre, de s’intéresser à l’autre sans vouloir gommer les différences entre communautés. Ce débat n’aurait pas eu la même force, cet appel à la tolérance n’aurait pas été entendu de la même oreille si ce n’était pas les responsables des communautés religieuses eux même qui avaient pris la parole.  Ils étaient les mieux placés, mieux que des politiques, des experts ou des savants, pour appeler les fidèles au respect, rappelant clairement que respect et tolérance sont au cœur même du Livre.

   

Services à la personnen Bonjour!

32_v11 Ce matin, lancement au Conseil économique et social du 32 11, numéro unique d'appel pour les services à la personne. Si le sujet a été aussi largement repris par les radios et les télévisions, c'est que ce numéro correspond à des besoins très concrets des familles. Trouver près de chez soi quelqu'un pour garder ses enfants, faire le ménage ou le jardinage chez soi, apprendre à utiliser internet à son domicile..

Avec Jean-Louis Borloo, depuis plus d'un an, nous travaillons à ce que tout le monde puisse avoir accès à ces services. D'abord en les rendant moins chers avec le chèque emploi service universel financé par les employeurs et par une réduction ou un crédit d'impôt de 50%. Aujourd'hui, en mettant en place en place le 32 11, notre idée était de répondre simplement à cette question, "j'habite Nancy, je cherche une personne pour garder à la maison mes enfants après l'école". Au 32 11, un opérateur vous transmets  les cordonnées des entreprises et associations qui pourront vous rendre ce services près de chez vous. C'est une réponse simple à des questions pourtant très compliquées pour les familles...

Lucien, Bernard et Pierre

Primo20levi1 Ce matin, la ville de Nancy commémorait le souvenir de la rafle des 2 et 5 mars 1943. Rafle allemande à Nancy de jeunes hommes qui tentaient d’échapper au STO. 300 nancéiens furent envoyés en déportation, 30 en sont revenus. Lucien, Bernard et Pierre témoignent pour nous, pour le devoir de mémoire. Lucien Geindre, d’abord, raflé le 2 mars 1943 à midi au Palais de la bière, rue Saint Jean. Détenu 3 jours à Charles III, la prison de Nancy, il nous a raconté l’angoisse d’être enfermé, de tout ignorer de ce que sera son destin, d’être la victime de l’arbitraire de la terreur. Relâché miraculeusement, il ne rejoindra pas le cortège des déportés.  Lucien fut sauvé parce qu’il s’est glissé à l’appel dans le groupe des ouvriers des acieries de Pompey, dont les forces occupantes avaient besoin. Bernard Giry, ensuite. « Le 2 mars 1943, m’a-t-il dit, était une belle journée, froide avec un magnifique soleil, comme aujourd’hui. » Il se souvient du chemin qui l’a conduit de Nancy au camp de Mathausen. Il se souvient pour nous, de ces quelques jours à Charles III, du transfert à la prison d’Ecrouves, près de Toul, des deux semaines à Compiègne et de la destination qui pour nombre de ses camarades sera la dernière, les portes du camp de Mathausen. Enfin, Pierre Ancelot, ce militaire français, raflé le même jour que Lucien, qui parcourt le même chemin que Bernard, jusqu’au camp. Il parle avec calme, avec une incroyable sérénité  de ces 26 mois de détention, de la maltraitance, de l’éreintement, de la mort. Et de son combat pour survivre, jusqu’au 5 mai 1945, jour de la libération du camp. Le devoir de mémoire va de plus en plus se faire en l’absence des témoins. Il nous faut trouver le moyen de faire vivre cette mémoire pour les nouvelles générations sans perdre l’émotion de ces hommes et femmes qui ont vécu l’indicible. Il faut faire lire les témoignages de ceux ont trouvé la force de raconter cette barbarie des camps comme Primo Levi dans « Si c’est un homme ».  L’émotion de ceux qui racontent peut seule nous aider à ne pas oublier