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"Nul ne peut être condamné à la peine de mort"

Peine_de_mort Grand moment d’émotion hier au congrès à Versailles lors du discours de Robert Badinter expliquant pourquoi l’abolition de la peine de mort devait être gravée dans la Constitution, et non plus seulement inscrite dans la loi. Il s’agit d’exprimer le respect absolu de la vie humaine : punir avec fermeté ceux qui violent la loi peut se faire sans décapiter, empoisonner, lapider.

L’opinion publique française soutient désormais l’abolition de la peine de mort, ce qui n’était pas le cas en 1981. Si le combat contre la peine de mort est gagné dans l’hexagone, il reste à conduire à l’échelle mondiale. Son inscription dans la Constitution est nécessaire pour permettre à la France de ratifier deux traités internationaux qui ont pour objectif de faire reculer la peine de mort partout dans le monde, le protocole n°13 additionnel à la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme, et le deuxième protocole facultatif au pacte international relatif aux droits civils et politiques adopté à New York le 15 décembre 1989. En effet, ces traités prescrivent une abolition définitive de la peine de mort, ce qui empêche le législateur français de revenir sur ce qui a été voté en 1981. Seule une révision de la Constitution française pouvait le permettre, c’est désormais chose faite.

La France va pouvoir rejoindre les 16 pays européens et les 45 Etats dans le monde qui ont fait inscrire dans leur loi fondamentale que « nul ne peut être condamnée à mort ». En étant nous-mêmes exemplaires, nous serons d’autant plus forts pour mener le combat universel pour que partout les Etats s’interdisent de recourir à la peine capitale.

Commentaires

Oui mais avec l'abolition de la peine de mort, on va être moins efficace que la justice chinoise non ? :)

Je tends à voir dans la peine de mort le constat d'échec d'une société (non seulement d'une justice)...
Je me demande alors dans quelle mesure la répression ne serait pas une version moindre, une version édulcorée mais une version tout de même de ce même constat d'échec...

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