E2C
L’école de la deuxième chance de Nancy, dont j’avais pu valider la création quand j’étais au gouvernement, a officialisé hier après midi son installation définitive à la Maison de l’Emploi du Grand Nancy : un moyen pour l’E2C de bénéficier des synergies des autres services publics de l’emploi !
Lancées il y a plus de 10 ans, les E2C ont pour objectif d’offrir une deuxième chance aux jeunes et adultes sortis sans qualification de l’Ecole, qui sont près de 150 000 chaque année.
L’E2C repose sur 4 principes :
- Prendre le temps de la découverte professionnelle.
Pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, l’élève de l’E2C peut partir à la découverte de différents métiers par des stages, lui permettant de prendre son temps pour choisir sa voie, sans se laisser influencer par les clichés qui entourent certains métiers.
- Revenir à une formation via l’alternance
Des contrats de professionnalisation ( ¾ travail, ¼ formation) permettent d’acquérir un savoir-faire sans avoir l’impression de retourner sur les bancs de l’Ecole.
- Préférer l’accompagnement à l’assistance
Il ne s’agit pas d’empiler des primes et des aides, mais d’offrir aux personnes qui suivent ce programme un suivi par un tuteur tout au long des étapes de ce parcours (stage, formation, début du contrat de travail). Le tuteur est là en appui tant pour les aspects formation/emploi que pour l’environnement personnel.
- Offrir un parcours sur mesure
A chacun son métiers, ses durées de formation, son mode d’accès à un emploi stable.
Vitaminées par le Plan de Cohésion sociale, avec le programme CIVIS, ces initiatives marchent. Il faut continuer de les développer et de les généraliser. En allant plus loin, je crois que certains de ces principes devront être intégrés dans le système éducatif pour permettre de prévenir l’échec scolaire.
Clin d’œil : Edith Cresson, Présidente de la Fondation des Ecoles de la deuxième chance, a fait plusieurs références dans son discours, aux difficultés que j’avais pu avoir avec Bercy pour imposer le CIVIS et financer ces contrats d’insertion pour les jeunes. Elle a reconnu, que même à Matignon, elle avait rencontré les mêmes obstacles…Comme quoi !

Laurent Hénart, merci pour ce billet! Je vous revois à Doué-la-Fontaine (49) en 2005 parler avec brio de deuxième chance et d'apprentissage. Les Ecoles de la deuxième chance, c'est quelque chose de formidable, dont on devrait entendre parler tous les jours davantage aux journaux TV... Non, la fatalité n'existe pas! Quand la République veut, elle peut! C'est bien tous ensemble que nous devons retendre la main à ceux qui avaient, jusque là, été écartés de la scolarité habituelle... La société devient alors plus humaine, riche du lien social recrée, fière des formations qu'elle dispense à tous, faisant table rase du passé. Oui, la formation en alternance est une aventure formidable. Elle devrait même être obligatoire pour tous! Y compris les universitaires! Car la fac nous permet d'apprendre des connaissances, certes, mais si peu de connaitre le monde réel. Ainsi, diplômes en poche, nous sommes "lâchés" dans la dure loi du monde du travail, la tête pleine de rêves, déterminés à changer le monde, et finalement le soufflet retombe vite, faute de connaitre les marchés, les entreprises, leur fonctionnement, difficultés... A 30 ans, Cadre à la Banque Postale, passé par la voie de l'apprentissage (BTS) après avoir fait Maitrise d'histoire et Licence de droit, me voici aujourd'hui tuteur de jeunes apprentis conseiller financier. C'est tous les ans un bonheur... Jeunes de France, quelque soit votre passé scolaire, quelque soit votre souhait professionnel (artisan, cadre...), passez par l'apprentissage si vous le pouvez... C'est le pied!
Rédigé par: LEVESQUE Pascal | mardi 13 février 2007 at 23:18
Voilà une mesure intelligente qui apporte une vraie solution aux jeunes en difficulté d'insertion !!
Je pense aussi qu'il faut développer ces initiatives. Il est dommage que nos candidats à la présidentielle ne fassent pas de l'emploi des jeunes une priorité. Certes, Nicolas Sarkozy évoque les Ecoles de la 2nde chance dans son programme mais ce n'est pas suffisant. Sur l'insertion professionnelle des jeunes, c'est bien pauvre !!
Je ne parle pas de Ségolène Royal avec son droit au premier emploi - bien théorique -, et ses 500000 emplois tremplins aux jeunes (c'est quoi exactement ?)...
Bref, la campagne mériterait de s'intéresser en peu plus aux jeunes en difficulté, en apportant comme ici des réponses concrètes...
Rédigé par: Caroline | mercredi 14 février 2007 at 08:52
Calmons nous ! L'école de la deuxième chances est d'accord une très bonne mesure, mais malheureusement il n'y en a pas assez : il en faudrait une par commune, comme l'école publique obligatoire. Alors Laurent Hénart, chiche pour 36000 écoles de la deuxième chance ?
Rédigé par: Jules | mercredi 14 février 2007 at 09:08
Redonner de l'espoir à ceux qui ont décroché, quelles qu'en soient les raisons, c'est bien.
Maintenant, il faut aussi créer de l'emploi, ou tout du moins former aux emplois qui ne trouvent pas preneur et là, il y a encore du travail devant toi...
Bon courage, Laurent, et je sais que tu en as.
Rédigé par: Cécile | jeudi 15 février 2007 at 12:50
je serai prete a tenter ma chance a l'ecole de la 2eme chance
Rédigé par: genevieve | mardi 02 octobre 2007 at 15:03