Quelques pistes pour le pouvoir d'achat
Petit-déjeuner ce samedi matin avec une vingtaine de jeunes radicaux et jeunes UMP de Nancy, essentiellement des nouveaux adhérents. Autour des tables, des étudiants et des jeunes actifs, dont certains déjà bien avancés dans la vie professionnelle. Parmi les nombreux thèmes de fond abordés (l’emploi, la protection sociale, les services à la personne…), un thème commun à tous : le pouvoir d’achat. Pour tous, une question au cœur de la vie des Français.
Premier levier, les salaires. Bien sûr, il faut une concertation régulière sur le sujet, pour éviter des progressions salariales seulement par à-coup, et qui repose sur un dialogue social régulier, dans le cadre duquel les partenaires sociaux, et pas les politiques, doivent être en première ligne. Mais sur les salaires, il y a un levier concret : les heures supplémentaires, en grande partie disparues avec les 35 heures. Je propose que les heures supplémentaires bénéficient d’une exonération, au moins partielle, de cotisations sociales. C’est gagnant pour le salarié, qui voit son salaire net augmenter, gagnant pour l’employeur, avec un travail moins coûteux et plus réactif, et même gagnant pour la sécurité sociale, qui gagne toujours un peu plus de ressources que si aucune heure supplémentaire n’est utilisée !
Second levier, le statut social de l’étudiant, et en particulier le développement massif de l’alternance. Au-delà de tous ses effets positifs pour l’insertion professionnelle future, l’alternance permet à l’étudiant-salarié d’être rémunéré, et donc de gagner du pouvoir d’achat. Et ces revenus devraient être totalement déductibles, pour ne pas perdre en bourse ou allocation ce qui est gagné en rémunération du travail.
Troisième levier concret, le logement. Le logement, et notamment la construction de logements sociaux, n’a pas fait l’objet d’une attention assez soutenue à la fin des années 90. On le paye aujourd’hui avec une flambée des prix immobiliers et une pénurie de logements sociaux. Or le logement est un poids majeur dans la corbeille de dépenses de chacun des ménages. D’où l’utilité de l’action du plan de cohésion sociale, pour construire massivement des logements sociaux, faciliter l’accession à la propriété et au final détendre le marché immobilier.
Autant de pistes à prolonger pour améliorer le pouvoir d’achat





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