Travail de nuit des apprentis, les points sur les i
Alors que l'on entend tout et n'importe quoi sur la question du travail de nuit des apprentis, je vous renvoie à la tribune que j'ai écrite, publiée dans le Figaro du 17 avril :
Depuis le début des débats sur la loi « Egalité des chances », trop de parlementaires socialistes, s’insurgent contre le rétablissement du travail de nuit des apprentis mineurs. Ce sujet n’est nulle part abordé par cette loi. Un hors sujet flagrant, repris et amplifié, à grand frais de slogans, au risque d’une certaine désinformation de l’opinion. Les parlementaires de l’opposition mentent en accusant la majorité de revenir en arrière sur cette question délicate du travail de nuit des mineurs, alors qu’ils savent pertinemment que c’est bien la gauche qui avait laissé ce point du droit social en suspens. Rétablissons la vérité.
Le principe de l’interdiction du travail de nuit des jeunes de moins de 16 ans a été acté par la loi du 26 juillet 2005. En préparant ce texte, Jean-Louis Borloo, Gérard Larcher et moi-même avions tenu alors à revenir sur une situation scandaleuse décidée par Lionel Jospin et sa Ministre des Affaires sociales de l’époque, Elizabeth Guigou, à l’article 3 de l’ordonnance du 22 février 2001. Ce texte ouvrait la possibilité aux apprentis de moins de 18 ans de travailler de 22 heures à 6 heures du matin dans « les établissements commerciaux et [de] spectacle ». Un libellé si vague, que la dérogation au principe du travail de nuit des mineurs en serait presque devenue la règle. Surtout, certains secteurs comme celui de l’hôtellerie ou de la restauration n’étaient encadrés par aucun décret, ce qui laissait la porte ouverte à toutes les dérives. Mieux encore, cette ordonnance allait jusqu’à autoriser le travail des mineurs de 14 ans pendant les congés scolaires.
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Cet article a été référencé sur LePolitoscope.net
Rédigé par: Le Politoscope | mercredi 03 mai 2006 at 15:59