Le CPE adopté cette nuit
Après 17 heures de discussions sur l’amendement CPE du gouvernement, et plus de 80 sous-amendements déposés par l’opposition, le Contrat Première Embauche a finalement pu être adopté cette nuit à deux heures du matin par l’Assemblée Nationale. Et ce, malgré la démarche manifeste d’obstruction parlementaire de l’opposition. Pour faire traîner le débat sur cet amendement en particulier, les députés du parti socialiste et du parti communiste ont eu recours à tous les moyens : plus de 4 heures de suspension de séance, 67 appels au règlement ou mise en cause de la présidence de l’Assemblée. Pour en juger, je vous recommande de consulter le compte rendu intégrale des débats que vous pouvez consultez sur le site de l’Assemblée Nationale.
Cette discussion parlementaire a tout de même permis l’enrichissement du projet initial du gouvernement, notamment grâce au travail que nous avons entrepris au sein de la Commission des affaires sociales et culturelles. Par exemple, j’ai obtenu que la commission adopte un amendement de la Députée Martine Billard, pour faire décompter de la période de consolidation toutes les périodes d’intérim. J’ai aussi poussé à ce que le droit à la formation soit renforcé, et qu’une évaluation du CPE au même titre que le CNE soit faite avec les partenaires sociaux.
Bien sûr, le CPE ne règlera pas l’ensemble du problème de l’emploi des jeunes mais c’est un nouvel outil qui permettra aux jeunes de forcer la porte du monde du travail, et qui leur permettra de faire leur preuve autrement qu’en surnuméraires à qui on ne propose que des stages, des CDD, ou des boulots en intérim.

Entre rien et peut-être quelque chose, que choisir ? Pour ma part, je préfère qu'on essaie, quitte à modifier si cela ne marche pas. Une chose me fait horreur dans cette France qui part en guenilles, c'est le RMI et la CMU qui auraient dû aider ceux qui en avaient besoin et qui aujourd'hui permet de ne rien faire et de refuser tout contrat de travail.
Les jeunes sont diplômés et ne trouvent pas de travail ; oui, c'est vrai ; mais voudriez-vous publier le nombre d'étudiants inscrits dans des filières qui ne mènent à rien alors qu'on va chercher à l'étranger les diplômés qui nous sont utiles ?
Rédigé par: HUON Cécile | le lundi 13 février 2006 à 18:26