Permanence hier à Brin-sur-Seille, extrême-Orient de ma circonscription de député : questions angoissées sur des mesures du rapport Attali. L'assistance réagit. Certains regrettent qu'un rapport qui doit ouvrir un débat provoque des refus catégoriques avant une réflexion. Les mêmes rappellent que ce jeudi est jour de grève sans se souvenir de son motif, déplorent les mouvements sociaux de l'automne dernier contre l'alignement des régimes spéciaux de retraite et la modernisation des universités. Ils concluent à l'impossibilité de transformer paisiblement le pays. Pourtant des signes contraires s'accumulent : l'accord des partenaires sociaux sur le contrat de travail signé par quatre syndicats (FO, CFE-CGC, CFTC et CFDT) sur cinq lundi montre que le dialogue social fonctionne pour traiter des réformes pourtant jugées explosives : allongement de la période d'essai, rupture du CDI par consentement mutuel, CDD plus long pour des missions de cadre, en contrepartie de garanties plus importantes pour les salariés en matière de formation tout au long de la vie. Et tout celà alors que nous votons à l'Assemblée la fusion de l'ANPE et de l'ASSEDIC, avant que les négociations sociales ne portent sur la représentativité et le financement des syndicats... Je veux voir le verre à moitié plein et croire que le débat sans tabou de la présidentielle en 2007 a ouvert le champ des possibles. Les acteurs économiques, sociaux, locaux, civils sont prêt à prendre leur part du changement. De ce point de vue les débats publics suite au rapport Attali, si les interlocuteurs sont respectés et le temps pris, peuvent nous faire franchir une étape dans la voie d'un changement collectif enfin concerté. A chacun de s'y coller là où il est en responsabilité!
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